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ÉGLISE SAINT-MELAIN Église
de Berville-sur-Mer est placée sous l’invocation de Saint-Mélain Evêque
de Rennes, mort en 540. - Chœur
datant du 13ème divisé en 3 travées percées de 4
baies en tiers-point décorées extérieurement et intérieurement d’un
tore et subdivisées en deux lancettes surmontées d’un trèfle ou
d’un quatre-feuilles.
Au
15ème siècle, deux contreforts d’angle ont été ajoutés
au chevet. Les 3 travées sont voûtées sur croisées d’ogives
retombant sur des faisceaux de colonnettes dont les chapiteaux à tailloir
circulaire et décoration de feuillage délicatement traitée attestent le
13ème siècle normand. Tour
Carrée 1856 – mobilier moderne aux lignes très heureuses dû au
sculpteur Raymond Dubois. GRAFFITI DE L’ÉGLISE SAINT-MELAIN
Les graffiti Pour se protéger des dangers et des incertitudes du fleuve
et de la mer, les marins sollicitaient l’aide de dieu et de ses saints.
On notera ainsi la présence dans l’église Saint-Martin de tours de
Vatteville de Saint Clément, patron des bateliers, marins et pilotes de
Basse-Seine et principal saint invoqué contre la noyade. La foi des marins se traduisait par des dons votifs :
les ex-votos, remerciements ou recherches de protection. Ils pouvaient se
présenter sous forme de maquettes de navires, vitraux, mais également de
graffiti de navires. Les graffiti pouvaient également être gravés sur les murs
des maisons, notamment sur les hourdis de plâtres entre les colombages. QUAND BERVILLE-SUR-MER S’APPELAIT « BERVILLA » (tiré de
« Mémoires et notes » d’Auguste Le Prévost pour servir
l’histoire)
La première mention qui soit faite de Berville-sur-Mer est dans
l’obituaire de Lisieux, du 8
Mars : « …Item, pro Hugone, episcopo Lexioviensi, anno 1050,
definctoque anno 1077, et pro domino Arnulpho de la Rivière, decima
integra de Bervilla… »
Sous l’épiscopat de Raoul de Varneville, Hugues de Nonant,
archidiacre de Lisieux, que l’auteur de l’histoire de la maison d’Harcourt
dit avoir été neveu d’Arnoul, fut fait, l’an 1184, Evêque de
Chester en Angleterre. Il donna depuis, en présence du même évêque de
Lisieux, le patronage et les grosses dîmes de la paroisse de Saint Mélaigne
de Berville-sur-Mer au chapitre de Lisieux, qui en jouit encore.
La Seigneurie de Berville-sur-Mer dépendait autrefois du comté de
Conteville. L’abbaye de Grestain avait des droits étendus sur Berville.
L’église date de la fin du 13ème siècle ; la nef a été
restaurée en 1754. Il y avait une chapelle de Saint-Thomas de Berville.
Monsieur Rever a découvert au triage de la Pannerie, les ruines
d’une habitation gallo-romaine ; on a trouvé sur divers points de
la commune des vestiges de construction qui sembleraient indiquer l’existance
d’une forge antique et on a déterré près de l’église plusieurs
tombeaux de pierre ; l’un d’eux renfermait une épée et une médaille.
Sur le versant de la côte de Berville, au dessus de la mer, existe
un excavation connue sous le nom de « Fosse-Glame ». La
tradition veut que cette caverne ait servi à renfermer des armes et des
munitions lors de la conquête de l’Angleterre par guillaume le conquérant.
Sur la côte de Berville on distingue encore deux petits retranchements,
que les habitants du pays attribuent aux Anglais.
Mais là ne s’arrête pas l’histoire de Berville-sur-Mer.
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