Les Communes du Canton de Beuzeville  

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Boulleville                            Site: www.cdc-beuzeville.com/boulleville

Maire :  Michel Lecerf

Adjoints : Jean-Claude Houssard

                 Philippe Renault

Conseillers municipaux:

Rémy Arnaud, Alain Detry, Thierry Delalande, Christophe Riou, Gérard Lacroix, Patrick Leblanc, Réjane Priau, Noël Gastebois, Denise Couhé, Anne-Marie Rivière, Corinne Boissières, Blandine Baillobay.

Secrétaire : Sylvie Grente

Permanence mairie :

Téléphone : 02 32 56 63 55

Télécopie :

Émail :

Nombre d’habitants : 793

Superficie : 717 ha

A voir :

Église Saint Jean-Baptiste XIIIeme siècle

Circuit pédestre : « les Orchidées »

 

À Boulleville, il y a 800 habitants. Ce petit village est à trois kilomètres de Beuzeville. Il est en pleine campagne: il y a des champs avec des vaches et des moutons . il y a aussi quelques chevaux.

Mais, Boulleville a aussi des usines. Ces usines travaillent surtout le bois.

Pour venir à Boulleville, il y a beaucoup de grandes routes ( autoroute A 13, nationales 175 et 178).
À l'école, il y a 2 classes. Il y a une nouvelle bibliothèque et une salle d'activités. Les enfants de Boullevillle vont aussi  à l'école à Saint-Maclou.

L'école de Boulleville a un terrain de football et un terrain de tennis.

À Boulleville, il y a aussi des gîtes pour les vacances. Dans la campagne, il y a beaucoup de mares.

l'église

 

BOULLEVILLE

 

 

Le radical du nom de cette commune me paraît avoir été formé du mot teutonique Botl, qui veut dire : manoir ou maison.

         Les différentes formes du nom de Boulleville usitées au moyen-âge étaient : Bolevilla, Bollivilla, Bollevilla, Boslenivilla, Beollevilla.

On peut rapprocher Boulleville de Bolbec, dit M. Le Prevost. Boulleville devait être le domaine de Boli ou Bole. M. Charpillon pense que c’était une ancienne villa romaine.

          L’église de Boulleville, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, est très-ancienne. Sa fondation doit remonter aux temps mérovingiens.

         Au commencement du XIe siècle, Boulleville faisait partie du domaine des ducs de Normandie.

         Pendant la minorité de Guillaume-le-Bâtard, l’église de Boulleville et toutes les terres qui en dépendaient furent données, à titre précaire, à Guy, archidiacre de Lisieux.

         En 1040, dit M.Charpillon, année où mourut Alain, comte de Bretagne, régent du duché, l’archidiacre obtint du jeune duc que l’église de Boulleville et la terre qui lui servait de donation seraient données à l’abbaye de Saint-Pierre-de-Préaux, avec une autre église. L’abbé Anfroy admit le donateur au bénéfice des prières de la communauté, avec la faculté d’y entrer si tel était sa vocation. Guy profita de cette clause et devint moine à Préaux.

         Plus tard, vers la fin du XIe siècle, un certain Toutain Efflanc, homme alors très-riche, ayant perdu son fils Sturmide, donna aussi aux moines de Saint-Pierre de Préaux, sans doute pour obtenir des prières, trois hommes ou vavasseurs qu’il tenait de l’abbé de Préaux à Boulleville ; il y ajouta encore la moitié des dîmes de la paroisse.

         « …Mortuo Sturmido filio Tustini Efflanc, dedit « item Tustinus Sancto Petro Pratelli tres homines in « Bollivilla quos de abbate tenebat…addit etiam « medietatem decime predicte Bolleville…”

         « Une charte de Henri II, dit M. Charpillon, confirma aux moines de Préaux l’église de Boulleville, que leur avait donnée le comte Guillaume. La bulle de pape Alexandre III, datée du palais de Latran, en 1178, mentionne également cette église comme une propriété de l’abbaye de Préaux. »

         Le même auteur ajoute : « En dehors de l’église de Boulleville et de son patrimoine, il restait encore de vastes possessions dont jouissait le domaine ducal. En 1180, les biens de Boulleville donnés en ferme, en même temps que le vicomté de Conteville, rapportèrent 170 livres, plus 7 livres 3 sols pour le marché et les pourpris que le fermier avait recouvrés à la suite d’une enquête. Ce fermier était Guillaume de la Mare ; il avait, sur les 177 livres 3 sols de sa ferme, donne déjà 60 sols à deux prêtres de Lisieux à titre d’aumône. »

         La ferme de ces deux domaines donne le même chiffre en 1184.

         En 1195, Guillaume de la Mare était encore fermier des domaines de Boulleville ainsi que le vicomté de Conteville. Il ne payait plus que 27 livres 3 sols de ferme.

         Trois ans après, c’était Raoul d’Ardenne qui rendait compte de ces mêmes fermages, de 27 livres 3 sol, et le comte de Mortain reçut 20 livres pour les domaines de Boulleville.

         Il est probable que Boulleville fut compris dans l’échange fait, vers 1199, entre le roi Jean et les moines de Jumiéges (voir Conteville)

         Toujours est-il qu’en 1203 Pierre d’Estoker était le fermier de Conteville et des domaines de Boulleville.

         En 1265, Guillaume de Boulleville, chevalier, vendit à l’abbaye du Bec son manoir du Val-Rimbert, à Beuzeville. Et en 1305, l’abbé de Préaux était seigneur et patron de Boulleville, qui faisait alors partie du doyenné de Pont-Audemer. Les deux tiers des dîmes de la paroisse appartenaient à l’abbé et l’autre tiers était perçu par le curé de Boulleville.

         La taxe de 45 livres imposée, en 1571, à la paroisse de Boulleville, dit M. Carpillons, était supérieure à celles dues par la plus grande partie des paroisses du doyenné.

 

 

DIMES

 

 

         En 1651, l’abbaye de préaux avait les deux gerbes du trait de la Mare-aux-Frênes, pour 75 livres annuellement.

         La dîme du Val-Durand, appartenant à l’abbaye de Grestain, était louée 50 livres, en 1659.

         Le curé de Boulleville percevait la dîme des traits des Neuf-Foulants et des Bois-Talvaux ; ces deux traits furent loués 300 livres, en 1730.

         En 1749, Jean-Baptiste Lenoble, curé de Boulleville, agissant comme fermier général de l’abbaye de Préaux, donna à ferme toutes les dîmes que cette abbaye possédait à Boulleville, ….. à l’exception d’un canton de labour d’un seul tenant, d’environ 12 ou 14 acres et bornant le trait de dixmes appartenant audit sieur curé à cause de son bénéfice cure …..

         Le fermier était tenu aux réparations du chancel de l’église ; il devait encore fournir des tuiles et de la glane pour couvrir la grange où l’on entassait les dîmes ; en outre il devait payer annuellement la somme de 850 livres et trois sommes de blé.

         Le titulaire de la chapelle de la Trinité, fondée dans l’église abbatiale de Préaux, touchait aussi la dîme de 36 acres de terre, situés au Moulin-à-Vent.

         En 1782, M. Mesnard, supérieur du séminaire de Lisieux, louait le trait du Val-Durand 120 livres par an. M. Dazol, supérieur du même séminaire, reçut encore ce fermage, le 5 février 1791.

 

         Voici une liste incomplète des curés de Boulleville :

 

         1658. Jean Lecarbonnier ;

         1698. Etienne Legras ;

         1730. François Legris ;

         1749. Jean-Baptiste Lenoble ;

         1786. François Bellenger.

 

         La paroisse de Boulleville s’étend jusqu’au pied de l’église de Saint-Maclou ; dans le siècle dernier, il en résulta, entre les deux paroisses, une mésintelligence fâcheuse, que de nombreux procès ont longtemps entretenue. Une de ces contestations commença, en 1786, par une assignation donnée à une veuve à comparaître devant le bailliage de Pont-Audemer, pour être condamné à présenter le pain à bénir dans l’église de Boulleville. Les habitants de Saint-Maclou, prétendant que la maison était de leur paroisse, prirent fait et cause pour la veuve, et, en 1790, l’affaire était encore pendante.

         Parmi les bienfaiteurs de l’église de Boulleville, je citerai :

         1° Un sieur Le Chartier, qui, par un testament du 8 septembre 1718, donna à l’église ….. un tabernacle, valeur de 7 à 8 pistoles et 300 livres pour la réparation du chœur, qui ne seroit pas à faire sans le chapelain de la Trinité …..

         Ensuite, il demande à être inhumé dans le cimetière le long de l’église, près de la porte du chœur, du côté du tabernacle. Puis, il termine en suppliant son exécuteur testamentaire de ne mettre qu’une simple croix de bois au bout de sa tombe.

         2° Le 30 mai 1787, Jean-Baptiste Lenoble, curé de Boulleville, donna, par testament, à l’église, une somme de 500 livres pour acheter une croix en argent ; il donna, en outre, un christ et les « images de la Sainte-Vierge et de Saint-Jean, » le tout en ébène et d’une haute antiquité.

         En 1765, Pierre-Guillaume Delavigne, vicaire de Boulleville, fut éloigné de cette paroisse, peut-être même révoqué, pour une cause qui m’est inconnue, et cela, malgré de nombreuses protestations.

 

         Population : 284 habitants, en 1877.

 

         Limites : Foulbec, Conteville, Saint-Pierre, Beuzeville, Le Torpt et Saint-Maclou.

 

         Dépendances : SAINT-MACLOU, LE PETIT-CHATEAU, LE BOULAY, LES MARIES, L’EGLISE, LA BRUYERE OU RUE-DE-BOULLEVILLE, LA DAUPHERIE, LA HAUQUERIE, LE POMMIER-AU-SEIGNEUR ET LES VALLEES.

 

Extrait : « Recherches sur BEUZEVILLE et son canton » E. FOUQUIER (1878)

 

Circuits pédestres

BOULLEVILLE : 

"Sentier des Orchidées"

  Départ: Parking de la mairie de Boulleville.
Boucle de 8 km (2h a pied), balisage bleu.