Les Communes du Canton de Beuzeville
|
Fatouville-Grestain Site: www.cdc-beuzeville.com/fatouvillegrestain |
|
Maire : Léon Boudard Adjoints :Brigitte Pourdieux Gilles Lagarrigue Conseillers municipaux:Jean-François Durand, David Canu, Pascal More, Frédéric Boudard, Valérie Jeannin, Elisabeth Costey, Jean Gemain, Anne Simon, Alain Simon, Yvon Bellamy.
Secrétaire : Véronique Simon Permanence mairie : Téléphone : Télécopie : Émail : Nombre d’habitants : 536 Superficie : A voir : Tombeau d’Arlette, mère de Guillaume le Conquérant, dans l’enceinte de l’ancienne abbaye de Grestain.
Ancien phare (en service de 1850 à 1908)
|
Notre village fait partie du canton de Beuzeville ( à 7 Km de Beuzeville). Nous sommes à
|
|
FATOUVILLE-GRESTAIN L’ancienne paroisse de Carbec-Grestain a été réunie à celle de Fatouville-sur-la-Mer, le 25 juin 1844, sous le nom de Fatouville-Grestain.
Je diviserai en deux parties distinctes mes recherches historiques
concernant ces deux communes réunies : la première parties
comprendra Fatouville, et la seconde, la paroisse de Carbec-Grestain
proprement dite. Ier FATOUVILLE
Le premier seigneur de
Fatouville dont l’histoire fait mention est Robert de Fatouville (Robertus
Festival), qui fut appelé comme témoin lors d’une donation en
faveur de l’abbaye de Préaux, vers 1130.
Après lui, vers l’année 1155, Hugues de Fatouville signa une
charte de Robert de Sainte-Marie.
En 1350, le seigneur du lien était patron de cette paroisse. On
ignore combien de temps la famille de Fatouville conservera cette
seigneurie, mais au XVIIe siècle elle n’était déjà plus
dans ces mains, quoique possédant plusieurs fiefs dans les environs. IIème CARBEC-GRESTAINCarbec
et Grestain paraissent avoir jadis formé deux paroisses distinctes, qui
durent être réunies lors de la destruction de l‘église de
St-Ouen-de-Grestain, au XVIIIe siècle.
La notoriété de Carbec-Grestain lui vient du célèbre monastère
de Grestain fondé, en 1040, par Herlouin, comte de Conteville, qui épousa
Arlette, mère de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie.
Lors de sa fondation, ce monastère fut dédié à la Sainte Vierge
et reçut un grand nombre de moines de l’ordre de Saint-Benoît, tirés
des abbayes de Saint-Wandrille et de Préaux. Il fut bientôt enrichi par
donations successives des descendants d’Herlouin : Robert, Comte de
Mortain et Eudes, évêque de Bayeux.
Guillaume, fils de Robert de Mortain, conserva l’abbaye sous sa
protection jusqu’au moment où il se dépouilla de tous ses biens. En
1106, Henri Ier, duc de Normandie, prit, lui aussi, le monastère
de Grestain sous sa sauvegarde.
Au XIe siècle, il existait en face de l’abbaye, au
bord de la mer, un bourg assez important, sous le nom de
Saint-Ouen-de-Grestain, qui fut en partie détruit en 1122. Le reste fut
enlevé avec l’église par les coups de mer vers 1724. Quand la mer est
basse, on peut voir encore aujourd’hui, à moitié ensevelis sous
l’eau, les derniers vestiges de l’ancienne église de
Saint-Ouen-de-Grestain.
Voici deux extraits de
titres authentiques qui me renseignent, d’une manière précise, sur
l’époque de la suppression de l’église de Saint-Ouen-de-Grestain :
1°…Le dimanche vingt-neuvième de septembre 1720, viron 8 heures
du matin, par moy Bréans, notaire, devant nommé, instance de Pierre
Lefebvre, devant nommé, instance de Pierre Lefebvre, demeurant en la
paroisse de Fastouville-sur-la-Mer, lecture et publications e esté faite
à haute voix et publiée issue et sortie de la messe parroissiale de Saint-Ouen-de-Grestain.
2°…Le
dimanche des Rameaux, viron 9 heures du matin, le vingt-et-unième jour de
mars 1723, par moy Bréans, notaire,…..je me suis exprest transporté en
la paroisse de Saint-Ouen-de-Grestain, en l’église dudit lieu, duquel
lieu estant avons trouvé laditte églize en partie découverte et en
mauvais estat, nous estant informez où l’on célébroit la messe de
laditte parroisse nous aurions appris que c’est en l’abbaye dudit lieu
de Grestain où le Saint-Sacrement de laditte églize auroit esté
transporté vu le mauvais estat où elle est …..
Il y avait jadis à Grestain une chapelle dédiée à Saint Laurent ;
mais l’abbaye avait pris N.D. pour patronne. CARBECLa Paroisse de Carbec est placée sous le vocable de Saint Martin ; son église, située dans un vallon pittoresque et presque sauvage, paraît être très-ancienne, cependant elle n’offre aucun cachet d’architecture remarquable ; elle est seulement conservée comme oratoire annexe de Fatouville. L’abbé de Grestain en était patron.
Dans le cimetière de Carbec, on voit le tombeau de Jean Moisy, prêtre,
qui fut un des plus grands professeurs de belles-lettres du collège de
Paris ; il est mort en 1821. GRESTAINLa seigneurie de Grestain, désignée sous le nom de baronnie, avec droit de haute justice, apparteneit aux religieux de l’abbaye.
En 1347, pour faciliter à Jean de Melun, connétable de
Tancarville, les moyens de racheter sa liberté, l’abbaye de Grestain céda
au prince de Galles sept manoirs qu’elle possédait en Angleterre ;
en dédommagement le sire de Tancarville donna aux moines la baronnie de Mézidon
et la ferme des Moulins-d’Auffay.
Puis, en 1489, Mézidon fut cédé par l’abbaye de Grestain à
l’abbaye de Sainte-Barbe-en-Auge, contre la terre de Ferry (Mesnil-Ferry).
Au mois d’Avril 1656, Denis Sanguin, abbé de Grestain, vendit,
moyenant 1.100 livres, à un sieur Letellier, seigneur de Triqueville,
plusieurs tènements dans cette paroisse et une vavassorerie de 46 acres.
A cette époque, il s’éleva, entre le curé de Carbec et les
religieux de Grestain, relativement à leurs droits honorifiques, un procès
très-sérieux, qui fut porté devant l’officialité de Lisieux.
Je rapporte ci-après l’expédient respectif de chacune des
parties, tendant à une transaction finales. Ces pièces curieuses méritent
toute l’attention du lecteur :
« L’an de grâce 1657, le cinquième jour de febvrier, nous
Dom. Claude de Grosourdy, prestre, prieur de l’abbaye de N.-D.-de-Grestain ;
Dom. Louis Jouas, prestre infirmier ; Dom. Jean de Chambourg, prestre
sacristain ; Dom. Jacques de Chambourg, prestre et Dom. Pierre
Gonnyer, sous-diacre ; tous religieux de ladite abbaye de N.-D.-de-Grestain,
après avoir eu communication et délibéré entre nous, lu l’expédient
proposé par maistre Jean Mouroult, prestre curé de la paroisse de carbec,
afin de terminer le procez pendant entre luy et nous à l’officialité
de Lizieux, nous sommes assemblez au chapitre de laditte abbaye, où étant
nous avons fait et constitué nostre procureur général et spécial ledit
Dom. Jean Le Painteur.
« Auquel portant la
présente, nous avons donné pleine puissance et authorité de consentir
que lecteur soit donnée par M. l’Official dudit Lizieux, par laquelle
ledit curé de Carbec sera tenu de venir en procession avec la croix et la
bannière audit lieu de Grestain, comme on fait par le passé ses prédecesseurs,
aux jour et feste de Saint-Marc, vingt-cinquième d’apvril, et dudit
lieu de Grestain retourner en procession chantant avec nous dits prieur et
religieux, en laditte église de Carbec, en laquelle un de nous dits célèbra
la sainte messe, suivant la coustume et qu’il en a été fait par le
passé. « En outre sera tenu ledit curé de venir audit lieu de Grestain en habit décent, comme ont tousjours fait ses prédécesseurs, pour aider à chanter la grand’messe et le service divin qui se lit devant et à la fin d’ycelle les jours et festes de l’Epiphanie, de Saint-Maur, sixième et quinzième de janvier ; de Sainte-Scholastique, vingtième de febvrier ; de Saint-Benoist, deuxième de mars ; de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste, vingt-quatrième de juin, de la Translation de Saint-Benoist et de Sainte-Marie-Madeleine, onzième et vingt-deuxième de juillet ; de la Transfiguration de Notre-Seigneur et de l’Assomption de la Sainte-Vierge, sixième et quinzième d’aoust et le treizième de novembre qui est la feste de tous les saints dudit ordre de Saint-Benoist. « Auxquels jours cy-devant dits, moy dit prieur à cause de ma double pension seroit tenu de donner audit sieur curé de Carbec à disner et suivant qu’il en a esté fait par le passé par nos dits prédécesseurs.
« Et quoique de temps immémorial les prédécesseurs dudit
curé de Carbec soient venus audit lieu de Grestain aux jours marqués A
et G, en un vieil missel de l’église de Carbec, et qu’auxdits jours
lesdits curés ayant fait la fonction d’acolyte, ainsi que nous
l’avons articulé et que nous en eussions fait preuve par plusieurs témoins
dignes de foy ; néanmoins, en cas de plus long procez, nous avons
donné pouvoir audit nostre procureur de consentir que ledit curé de
Carbec demeure dispensé de porter les candélabres et de faire les
fonctions d’acolyte aux jours cy-devant spécifiez, auxquels il
demeurera condamné de venir à Grestain, sinon arrivant que M. l’abbé
dudit lieu officiast auxdits jours cy-dessus spécifiez en ladite église
de Grestain, ou l’un d’yceux ; auquel cas ledit curé de Carbec
sera tenu de faire laditte fonction d’acolyte et de porter les candélabres.
« Et comme aussy de promettre que si l’une desdittes festes
prédittes tombast en jour du dimanche, en ce cas nous dits prieur et
religieux retarderons nostre messe d’une demye heure, paceque ledit
sieur curé avancera sa grande messe de pareil temps d’une demye heure,
comme aussy nous exhorteons les parents des novices qui seront reçeus à
l’advenir de donner des bonnets carrés audit curé de Carbec comme on a
fait de temps immémorial aux jours de la prise d’habit et profession
d’yceux novices, sans que cela pourtant nous puisse en rien obliger,
promettants nous dits prieur et religieux tenir et avoir agréable tout ce
qui sera fait et géré par nostre dit procureur ; en foy de quoy
nous avons signé le présent acte et à iceluy fait apposer le sceau de
laditte abbaye, l’an et jours susdits.
« Expédient que propose et met au greffe de l’officialité
de Lizieux maistre Jean Mouroult, prestre curé de la paroisse de carbec,
aux fins de terminer, mettre fin au procez pendant en laditte officialité,
entre les sieurs prieur et religieux de Grestain d’une part et ledit
Mouroult, d’autre.
« Ledit Mouroult se submet de veniur en procession avec la
croix et la bannière, les jours et feste de Saint-Muar, audit lieu de
Grestain et dudit lieu retourner en pocession chantant avec lesdits sieurs
prieur et religieux en ladite église de Carbec, en laquelle ledit sieur
prieur ou l’un desdits religieux dira la sainte messe, suivant la
coustume et qu’il a esté pratiqué par le passé.
« Il se submet aussy de venir audit lieu de Grestain avec la
croix et le bannière de lundy, mardy, mercredy des Rogations, et dudit
lieu de Grestain aller en procession avec lesdits sieurs prieur et
religieux aux stations ordinaires.
« De plus ledit sieur curé se submet et obéit de venir
audit lieu de Grestain en habit décent pour ayder à chanter la grande
messe et le service divin qui se dit devant et à la fin d’icelle aux
jours et fêtes de l’Epiphanie, de la Purification de la Voerge, de la
Nativité de Saint-Jean-Baptiste, de Sainte-Marie-Madeleine, de la
Transfiguration, de L’assomption de la Vierge, de la Dédicace de l’église
de Grestain, de la Nativité de N.-D., de tous les saincts et des quatre
couronnez, qui sont les festes marquez A et G, dans un ancien missel que
ledit sieur curé auroit trouvé audit lieu de Carbec, lorsqu’il est
venu en prendre possession, supliant toutesfois ledit sieur curé, lesdits
sieur prieurs et religieux d’avoir agréable pour certaines considérations
de le dispenser de veniraudit Grestain les jours et festes de la
Purification de la Vierge, de la Dédicace, de la Nativité de N.-D., de
la Toussainct et des quatre couronnez, au lieu desquelles festes, il se
submet venir audit lieu de Grestain faire les fonctions cy-dessus aux
festes de Saint-Maur, de Saint-Scholastique, de Saint-Benoist en mars et
de Saint-Benoist en juillet et de tous les saincts de l’ordre de
Saint-Benoist, et à tous lesquels jours cy-devant déclarez lesdits
prieur et religieux seront tenus de donner à disner audit curé de Carbec.
« Arrivant que M. l’abbé de Grestain faisant sa demeure
audit lieu, ou en passant veille officier auxdittes festes prédittes, ou
l’une d’icelles, dans l’églize de laditte abbaye, ledit curé de
Carbec sera tenu de faire les fonctions d’acolyte, et non autrement,
comme aussy arrivant que M. l’abbé de Grestain faisait sa demeure audit
lieu, ou en passant veille officier auxdittes festes prédittes, ou
l’une d’icelles, dans l’églize de laditte abbaye, ledit curé de
Carbec sera tenu de faire les fonctions d’acolyte, et non autrement,
comme aussy arrivant que l’une desdittes festes prédittes tombe un jour
du dimanche, ledit sieur curé sera tenu d’avancer sa messe d’une
demye heure.
Et d’autant que par le passé les parents des novices donnoient
des bonnets carrés aux prédécesseurs dudit curé de Carbec, lors de la
prise d’habit et de la profession, dont ils ont esté en possession
presque immémoriale, ledit curé prie lesdits sieurs prieur et religieux
d’obliger à l’advenir les parents des novices dudit Grestain de
donner des bonnets carrés lors de la prise d’habit et profession
desdits novices.
« Fait ce vingt-cinquième jour de janvier 1657. »
Le 30 août 1677, Jean Mouroult, curé de Carbec, étant alors très-vieux
donna procuration pour remettre et résigner sa ditte cure de Saint-Martin
dudit Carbec, diocèze de Lisieux, avecq tous ses fruits et proufits en
circonstances et dépendances, entre les mains de N.S.père le pape ou
Monseigneur son grand chancellier pour et en faveur toutesfois de Gabriel
Mouroult, prestre de la ville et diocèze de Lisieux, son neveu et non
d’autre ny autrement. Le
lecteur a pu remarquer, dans l’accord ci-dessus, entre les religieux de
Grestain et le curé de Carbec, qu’il n’y avait que six moines à
l’abbaye ; le nombre des religieux ne paraît pas avoir augmenté
dans la suite, car, le 14 février 1743, lors de l’inventaire dressé
après le décès de Jean-Baptiste-Ignace Barbe, prieur claustrale, il
n’y avait pour tout compte que quatre moines à Grestain, savoir : 1°
Guillaume-Nicolas Desnoyers, prieur Claustral ; 2°
Jean-Baptiste Camus ; 3°
Jean-Charles Lesueur ; 4°
Et Jean-Baptiste de la Morie. Parmi
les objets inventoriés appartenant au prieur Barbe, on trouva une énorme
quantité de vaisselle et de linge de toutes espèces, un peu
d’argenterie, des vaches, des chevaux, des volailles, dindons, trois
paons, des vins, liqueurs et eaux de vies de différentes sortes à
profusion ; des fusils, pistolets et couteaux de chasse ; enfin
une bibliothèque de cinquante volumes environ, comprenant divers ouvrages
sur la religion, les œuvres de Molière et un volume intitulé :
L’Eloge de la folie. Le 8 octobre 1752, l’abbaye de Grestain renfermait encore quatre religieux :
Dom. Claude-François Pipard, prêtre, prieur claustral ;
Dom. Pierre-Benoist Laurent, licencié ès-lois, prêtre, bailly ;
Dom. Jean-Baptiste d’Albiac, infirmier,
Et Dom. Aristide Capon de Minières, bachelier.
Relativement à leur entretien et à leur subsistance, ces moines
eurent souvent des contestations evec leur abbé, Jean-François-Philibert
de Renty, qui, ne s’occupant guère des intérêts de son abbaye,
s’emparait d’une grande partie des revenus du couvent, pour les
dissiper ailleurs au sein de la mollesse, dans des parties de plaisirs
mondains. Un élément de discorde et de révolte se glissa alors dans le
cloître, ce qui amena plus tard la dispersion de la communauté.
Cependant, le 28 octobre de la même année, les religieux de
Grestain ainsi que leur abbé, fatigués sans doute de se harceler,
convinrent de régler leur différend à l’amiable pour une durée de
neuf années.
Voici un extrait de la proposition de l’abbé de Renty :
Ledit seigneur abbé aurait proposé audit
Dom.Pierre-Benoist-Laurent de tansiger d’une manière irrévocable et
non sujet à relief, aux conditions ci- après énoncées, savoir :
que ledit seigneur abbé se désisterait purement et simplement de toutes
les oppositions par lui apportées tant à la profession dudit
Dom.Pierre-Benoist-Laurent,qu’aux vœux de Dom. Capon de Minières et de
d’Albiac, et consentirait l’exécution de la sentence rendue au
bailliage de Pont-Audemer, en faveur de ces derniers, le 30 juin dernier,
sans dépens ; qu’il ferait faire et construire, à ces frais et
quand il avisera bon être, une seconde porte d’entrée et une loge dans
la cour conventuelle du côté de la mer, pour l’usage desdits sieurs
prieur et religieux de ladite abbaye et y mettre par eux un portier à
leur choix ; en attendant quoi et par provision, le dit sieur prieur
demeurerait toujours saisi d’une clef de l’ancienne porte d’entrée
de ladite abbaye ; que le portier qui y a été placé par ledit
seigneur abbé y subsistera à ses gages et le changera à sa volonté,
parce que dans le cas où il serait fait une seconde porte pour lesdits
sieurs religieux et loge pour le portier, pour lors les gages et
nourritures ordinaires du portier actuel seraient partagés entre ledit
seigneur abbé et les dits religieux moitié par moitié, sauf à eux à
suppléer chacun en droit soi et à se fournir leur portier ;
qu’aussitôt que le sieur Mancel, prestre, cessera les fonctions de
grand clerc de ladite abbaye , les honoraires qui y sont annexés seront
aussi partagés moitié, en supprimant pour l’avenir cette charge ;
que le jardin situé dans la cour abbatialle et clos de murs demeurera au
profit dudit seigneur, que ladite communauté renoncera à la demande
qu’elle lui a faite des réparations des maisons et murs du lieu de Ruël,
vu leur inutilité, ensemble qu’elle se désistera de l’action en
partage par elle à lui formée de tous les biens de ladite abbaye ;
qu’elle consentira à l’exécution du concordat du 15 mai 1744, parce
que ledit seigneur abbé s’obligera envers ladite communauté leur faire
payer de quartier en quartier et par avance, à commencer au premier
janvier prochain pour tenir lieu de tiers en essence de tous les biens de
ladite abbaye et en éviter le partage, la somme de 2548 livres, 6 sols,8
deniers, avec 160 boisseaux de bled froment, annuellement , comme il est
porté dans ledit concordat du 15 mai 1744 ; que ladite communauté
jouira de son chauffage, telle qu’elle l’a toujours eu, et qu’en ont
ci-devant joui les anciens et précédents religieux ; que le
colombier que ledit seigneur abbé avait cédé par ledit concordat
restera au profit dudit seigneur abbé du même jour premier janvier
prochain ; que l’étang de ladite communauté et la terrasse où
sont plantés des marronniers, le tout situé près ladite cour abbatialle,
demeureront aussi au profit dudit seigneur abbé parce qu’il paiera à
ladite communauté, pour l’indemniser, annuellement, de quartier en
quartier et par avance, la somme de 120 livres ; que tous les
jardins, maisons et autres appartenances qui se trouvent dans l’enclos
de ladite cour abbatialle revertiront aussi au profit dudit seigneur abbé,
comme chose à lui appartenant ; que le four de ladite abbaye
demeurera en commun entre ledit seigneur abbé et lesdits sieurs
religieux, si mieux n’aime ledit seigneur en faire construire un, à sa
volonté, pour l’usage desdits sieurs religieux, dans l’enclos de leur
dite communauté ; que le pressoir de ladite abbaye restera toujours
commun entre toutes les parties ; que ledit seigneur abbé remettra
les papiers et écritures concernant les revenus du petit couvent et tous
autres actes, en tel état qu’ils ont été trouvés lors du décès de
Dom.de la Morye, ancien religieux de ladite abbaye et qu’ils ont été
mis dans le chartier sous double clef ; que ledit seigneur abbé
remettra aux mains desdits sieurs religieux un double des baux de ladite
abbaye, pour par eux se faire payer, par les fermiers d’icelle des
deniers et choses ci-dessus promises ; qu’il renoncera à donner
aucun nouveau bénévole, tant que l’accord qui doit être fait
subsistera, et que ladite communauté n’excédera à l’avenir et
pendant la durée du même accord le nombre de trois religieux après le décès
ou entrée dans une autre abbaye de ceux qui composent aujourd’hui
ladite communauté, parce qu’aussi ladite communauté de son chef
renoncera à recevoir ni faire entrer dans ladite abbaye aucuns religieux
ni novices à la faveur des offices claustraux et sous quelque prétexte
que ce soit, et que quant à ce qui concerne le droit prétendu par
Dom.Nicolas-Charles-Benoist Lemignon, pour une place de religieux en
ladite abbaye, sur laquelle il y a procès pendant au Parlement de Rouen,
ladite communauté se conformera à ce qui par justice sera ordonné.
Il fut encore stipulé que, dans le cas où les religieux ne
consentiraient pas à accepter ce concordat, l’abbé se réserverait le
droit de faire remplir ladite abbaye de religieux jusqu’au nombre de
sept, dont ladite communauté doit être composée.
Cette transaction fut signée pour neuf ans, mais de part et
d’autres les belligérants n’avaient nulle envie d’attendre un si
long délai. L’abbé de Renty, le premier, éleva de nouvelles querelles
à ses religieux peu de temps après, en leur faisant faire un procès et
saisir un paquet de tabac à chiquer que les moines de Grestain avaient
introduit clandestinement dans l’abbaye, malgré la défence formelle
l’abbé accompagné du sieur Lebourgeois, procureur d’office on nous a
ouvert une petite armoire étant du côté de la cour, dans laquelle, coupé
par les deux bouts, duquel le sieur Lebourgeois s’est saisi.
Le 22 mai 1757, messire Nicolas Thirel de Boismont, prédicateur
ordinaire du roi, vicaire général du diocèse d’Amiens, abbé
commendataire de l’abbaye royale de Notre-Dame de Grestain, ordre de
Saint-Benoît, ancienne observance, prieur aussi commendataire et seigneur
spirituel et temporel du bourg et prieuré de Lyhons, en Santerre,
chanoine honoraire de l’église métropolitaine de Rouen, licencié en
théologie, de la maison et société royale de Navarre, l’un des
Quarante de l’Académie Française, demeurant à Paris, donna une
procuation générale à messire Jean-Charles-Philippe Thirel, esc.,
seigneur de Siglas, demeurant à Pont-Audemer, pour le règlement de
compte avec l’ancien abbé de Grestain, M.de Rentry.
A la suite de cette procuration se trouvent les pouvoirs suivants : et
sur la proposition faite audit seigneur abbé de la part de Dom.
Claude-François Pipard, prestre prieur de ladite abbaye de Grestain, de
consentir à la réunion de la mense conventuelle au petit séminaire de
Lizieux, ou autrement, ainsy qu’il sera arrêté par la suite ;
mondit sieur abbé de Boismont donne, par ces présentes, pouvoirs audit
sieur son procureur de fixer et régler les conditions et la charge de
ladite réunion, de convenir de la pension qui sera payée annuellement
audit Dom. Pipard, tant comme religieux que comme prieur, de celle qui
sera aussy payée aux autres religieux de la même abbaye et en conséquence
de quoy, ils n’auront plus rien à prétendre dans les revenus et biens
en dépendant, de pouvoir à l’acquit des fondations et des charges de
ladite mense conventuelle, sauf au surplus à pourvoir aussy, par la
suite, de quelle manière pourra être opéré l’acquiescement à ladite
abbaye, leur renonciation aux biens et droits de ladite mense, et à faire
tout ce qui appartiendra pour assurer irrévocablement l’exécution de
ladite réunion.
Dans la minute où se trouve annexée la procuration dont il est
ci-dessus parlé, on lit ce qui suit :
Ledit seigneur Thirel de Siglas a requis qu’ycelle soit déposée
en ce notariat et annexée au présent registre. Ce fait, sur ce que ledit
Dom. Claude François Pipard, prestre, prieur de ladite abbaye de
Notre-Dame de Grestain, ordre de Saint Benoist, ancienne observance,
demeurant seul en ladite abbaye, aurait représenté et fait représenter
plusieurs fois à mondit sieur de Boismont, abbé actuel de ladite abbaye
de Grestain, que Dom.Benoist Laurent, surnommé Desplaces,
religieux d’ycelle abbaye, n’y a jamais résidé depuis sa profession
et que frère Jean-Baptiste d’Albiac est détenu dans la maison de force
de Saint-Yon de Rouen par ordre du roy, que luy dit Dom. Pipard est seul
prestre et résidant en ladite abbaye, et qu’il lui est impossible de
faire seul l’office et d’acquitter les fondations ; que,
d’ailleurs, il a des infirmités habituelles et a besoin d’habiter son
pays natal de temps en temps, et que luy dit sieur prieur seroit dans la résolution
de se retirer dans sa famille, en la ville de Rouen, au moyen que mon
dit sieur der Boimont se chargeroit de faire faire et acquitter l’office
et les fondations de ladite abbaye par des chapelains ou autres prestres,
ainsy qu’il le jugeroit bon et s’arrangeroit avec ledit Dom. Benoist
Laurent pour sa pension et avec ledit frère d’Albiac, conformément aux
ordres du roy ; et parce que luy dit seigneur abbé feroit et payroit
annuellement aux mains de luy dit Pipard 700 livres de pension viagère et
alimentaire, savoir : 600 livres en sa qualité deprestre et
religieux de ladite abbaye, et 100 livres en sa qualité de prieur en
ycelle abbaye, le tout de quartier en quartier et par avance ; se
chargeant en outre ledit seigneur abbé de pourvoir en l’acquit des
fondations de ladite abbaye et à faire faire l’office d’ycelle de façon,
manière, si bien et à temps que luy dit sieur prieur n’en sera
nullement inquiesté.
Au moyen de tout ce que dessus luy dit Dom. Pipard, prieur, a
consenty que M.l’abbé fasse la réunion de ladite mense en toutes ses
circonstances et dépendances, ainsy qu’il le jugera convenable sous
l’authorité du roy.
Par cet accord, qui eut lieu le 30 mai 1757, l’abbaye de Grestain
fut désormais habitée par des chapelains.
Le premier chapelain qui fut nommé pour desservir l’abbaye, après
le départ des moines, fut Elie Machard, prêtre ; il était assisté
d’un receveur, Jacques Ballière, pour administrer tous les revenus de
l’abbaye. Ce nouvel état de chose ne devait pas durer longtemps, car
une trentaine d’années plus tard, le 8 janvier 1787, lors de
l’apposition des scellés à l’abbaye, sur les portes des bâtiments,
coffres, armoires, chartiers, etc., après la mort de M.de Boismont, décédé
à Paris, le 20 décembre 1786, on n’y trouva personne, qu’une seule
domestique établie gardienne du couvent ; toutes les portes étaient
fermées.
L’inventaire des titres et papiers de l’abbaye dura trois jours ;
les pièces analysées pendant la deuxième journée me sont complètement
inconnues, mais, parmi celles inventoriées les premier et troisième
jours, on trouve ce qui suit : cote A, le gage pleige de la
seigneurie de Genneville, de l’an 1693. Cote B, titres concernant les
fiefs de Maharu et de Grestain. Cote C, titres de fief de l’Epée. Cote
F, fief et seigneurie de Honnaville en la paroisse de
Gonneville-sur-Honfleur. Cote G, pièces concernant les dîmes, notamment
celles de Barneville-sur-Mer.
On y trouva encore un grand nombre de vieilles chartes et de vieux
parchemins, auxquels on n’attacha alors aucune importance, mais qui,
s’il avaient été seulement analysés, seraient aujourd’hui très-précieux
pour l’histoire locale.
La plus forte partie de ces anciens documents fut remise à messire
Roussel de Vaucelle, supérieur du petit séminaire de Lisieux, à la
charge, par lui, de les remettre à l’abbaye de Grestain, à toute réquisition
et sous récépissé.
Le 5 octobre 1787, eut lieu, à Grestain, la prise de possession de
l’abbaye, par messire Charles Tilly-Blaru, prêtre, vicaire général du
diocèse de Langres, chanoine de l’église de Paris et pourvu en cour
de Rome en commande et en forme gracieuse sur la nomination du roy, pour
l’abbaye de Grestain et toutes ses dépendances. Messire
Tilly-Blaru fut représenté en cette occasion par son mandataire, Jacques
Guilmin, prêtre du diocèse de Bayeux, demeurant au château de
Saint-Pierre-du-Châtel ; lequel remplit toutes les formalités
d’usage. Me Eustache Bunel, notaire, requis à cet effet, se rendit à Grestain nous nous sommes avec ledit sieur Guilmin et les témoins ci-aprez nomméz et soussignés expret transportés en ladite abbaye royale de Notre-Dame de Grestain, où étant , en vertu du brevet de nomination-donation de roy, des bulles de provision de cour de Rome d’ycelle abbaye, des sentences de fulmination et procuration devant dattées, nous avons mon dit sieur de Tilly-Blaru, qualifié, slipulé et représenté comme dessus, mis et installé en la possession réelle, actuelle et corporelle de ladite abbaye de Notre-Dame de Grestain et de tous les droits et dignités, honneurs, fruits, profits et revenus quelconques qui en dépendent, en faisant entrer ledit sieur Guilmin dans l’enclos d’icelle et de l’ancien monastère qui y existe, par la grande et principale porte d’entrée qui ferme ledit enclos, par le toucher dudit sieur Guilmin à divers endroits des murs qui enceignent le même enclos, par sa prière à Dieu à genoux sur la place où existait jadis l’église abbatiale et conventuelle dudit lieu de Grestain, qui a été détruite et dont il ne reste presque plus de vestiges, par sa libre entrée dans divers appartements de la maison abbatiale et dans le jardin où nous avons fait lever audit sieur Guilmin une bêchée de terre dans un quarreau dudit jardin et rompre plusieurs branches d’arbustes ; et laquelle prise de possession ainsi faite par nous dit notaire à haute et intelligible voix, lue en public.
Il
y avait jadis près de l’abbaye, au bord de la mer, un cimetière appelé
le cimetière Saint-Ouen, dépendant sans doute de l’ancienne église
de Saint-Ouen, dont j’ai déjà parlé, ce qui est confirmé par un
bail, en date du 20 juin 1788, fait par l’abbaye de Grestain à un sieur
Vallois de Barneville-la-Bertrand. Parmi les conditions de ce bail, on lit :
….. et libertez d’extraire et tirer de la marne pour faire de la
chaux, le tout près de l’abbaye, le droit de déposer du bois entre le
clos Simon et le cimetière Saint-Ouen, devant la porte de l’abbaye
aboutissant à la mer ….. Tableau
des biens et revenus de l’abbaye de Grestain
Il est de notoriété publique que l’abbaye de Grestain possédait jadis une fortune considérable, mais on ignore encore aujourd’hui en quoi consistaient ses immenses richesses, où étaient situés ses biens, ses dîmes, ses rentes et ses droits seigneuriaux. Muni de renseignements authentiques, je m’empresse de mettre sous les yeux du lecteur le tableau de tous les biens et revenus de l’abbaye, tels qu’elle les possédait dans les dernières années de son existence. FERMES
1° La ferme du Maharu, sise sur les paroisses de Genneville et du
Theil, d’une contenance de 75 acres , consistant en prairies, labours,
maisons, masures et bois-taillis, louée 1500 livres.
2° La ferme de Fontaine-Bellenger, sans en rien excepter, sise en
la paroisse du même nom et consistant en maisons manables, granges,
bergeries, écuries, étables, pressoir et colombier, labours, moulins à
vent, rentes seigneuriales et treizièmes dépendant du fief ; le
tout contenant 45 acres, fut loué 900 livres avec un petit trait de dîme
situé à Saint-Etienne-du-Vauvray.
3° La grande ferme du Mesnil-Ferry, à Notre-Dame-du-Val et à
Saint-Pierre-du-Châtel, contenant 90 acres et consistant en masures,
maisons, labours et bois-taillis, louée 2271 livres. 4°
La ferme du Magasin, à Conteville, contenant 60 acres, consistant en prés,
masures, pâturages, labours et bâtiments de culture, louée 1200 livres. 5°
La ferme de Carbec, dans la paroisse de ce nom, contenant environ 25
acres, louée 506 livres 10 sols. 6°
La ferme de Grestain, D’une contenance de 15 acres, louée 350 livres. 7°
Les grands prés situés à Saint-Sulpice-de-Graimbouville, consistant en
20 acres de prairies d’un seul tenant, loués 1700 livres (en détail). 8°
Le pré Héron, à Toutainville, loué de 220 livres. 9°
Le pré Leroy, situé en la même commune, contenant environ 3 acres et
demie, loué 250 livres. 10°
Les droits de pêche dans les rivières valaient à l’abbaye 200 livres
de revenu par an. 11°
Les moines se réservaient environ 20 acres de propriétés valant environ
900 livres de rentes. 12°
L’abbaye possédait encore quelques labours, à Fatouville et à Jobles,
loués en détails ; le tout, contenant environ 5 acres, produisait
annuellement 208 livres. 13°
Environ 40 acres de terre, sis à Fatouville et à Carbec, composant le
domaine non fieffé, loués en détail 1,471 livres. 14°
Enfin un four à chaux près l’abbaye, avec différentes propriétés et
bois-taillis environnants, loués 2,600 livres. Total
des revenus ci-dessus …………… 14,647 livres DIMES 1°
De la côte aux barons, à Triqueville ………
300 livres 2°
Du Val-Durand, à Saint-Maclou et Boulleville
100 livres 3°
Du Scy, à Beuzeville ……………………..
350 livres 4°
Des Clozets, à Beuzeville ………………..
115 livres 5°
Du Furet et du Sequestre, à Beuzeville ….
250 livres 6°
De la Petite-Campagne, à Beuzeville ……
200 livres 7°
De la côte Fouquier et de la côte Deshayes,
à Triqueville ………………………..
900 livres 8°
De la Grande-Campagne et de la Madeleine,
à Triqueville ………………………..
1,500 livres 9°
De Grasville et du Quesney, à Beuzeville ..
440 livres 10°
De Genneville, à Genneville ……………
70 livres 11°
De Saint-Etienne-du-Vauvray ………….
60 livres 12°
D’Anglesqueville-le-Bras-Long, à Angles-
queville ……………………………..
425 livres 13°
Du Petit-Grestain, à Gonneville ………..
200 livres 14°
De la Lorie, à Triqueville (sur 3 acres et
demie de labour) ……………………
10 livres 15°
De Tierceville ………………………….
260
livres 16°
De Martainville dans la paroisse du même
nom …………………………………
28 livres 17°
De Manneville, à Manneville-la-Raoult ..
260 livres 18°
Enfin les grosses dîmes de Saint-Pierre-du-
Châtel……………………………….
1,200 livres SERGENTERIES 19°
Noble de Beuzeville (Beuzeville, Conteville
et Foulbec) ………………………….
400 livres 20°
Noble de Toutainville (Toutainville, Saint-
Sulpice, Tricqueville et Martainville)
250 livres 21°
De haute justice de Grestain …………….
25 livres 22°
Ordinaire et extraordinaire du Mesnil Ferry
(sergenterie générale) ………………
275 livres 23°
De haute justice et Tabellionnage d’Honfleur
10 livres RENTES 24°
Rente perpétuelle due par M. de la Pomme-
raye ………………………………..
126 livres 25°
Rente perpétuelle due par le seigneur de
Triqueville (comme subjet et vassal
de
l’abbaye) ………………………
55 livres 26°
Il faut encore ajouter le moulin de Vigan,
loué ……………………………….
110 livres
Total des revenus annuels de l’abbaye de Grestain
……………………………………..
22, 195 livres
En 1759, cette abbaye ne se faisait que 15,150 livres de revenu par
an, suivant bail général de cette époque ; mais depuis, ayant eu
l’idée de louer tous ses biens en détails, elle parvint au chiffre
fort respectable de 22,195 livres ou environ, que l’on vit ci-dessus. LISTE
DES ABBES DE GRESTAIN
01er ABBE. – RENAUD Ier DE LA ROQUE
02me ABBE. – GEOFFROY
03me ABBE. – FOULQUES
04me ABBE. – HERBERT
05me ABBE. – GUILLAUME Ier D’EXETER
06me ABBE. – RAOUL Ier
07me ABBE. – ROBERT
08me ABBE. – GUILLAUME II
09me ABBE. – THOMAS
10me ABBE. – GUILLAUME III 11me
ABBE. – RENAUD CARUEL
12me ABBE. – RAOUL
13me ABBE. –
GUILLAUME IV
14me ABBE. – JEAN Ier
15me ABBE. – JEAN II
16me ABBE. – JEAN III DE RINFRAY
17me ABBE. – ETIENNE
18me ABBE. – JEAN IV 19me
ABBE. – MARTIN DE LA HOUSSAYE
20me ABBE. – JEAN V DE FOUSSIAC
21me ABBE. – RICHARD Ier DE THIEUVILLE
22me ABBE. – GUILLAUME V PORET
23me ABBE. – JEAN VI LE LIEVRE
24me ABBE. – JEAN VII BAUDOUIN
25me ABBE. – RICHARD II DE THIEUVILLE
26me ABBE. – GUILLAUME VI D’ESCALLES
27me ABBE. – JEAN VIII DE FATOUVILLE
28me ABBE. – JEAN IX LE VENEUR
29me ABBE. – JACQUES Ier MERLET
30me ABBE. – JEAN X LE BRETON
31me ABBE. – LE BARON DE TERMES
32me ABBE. – JACQUES PETIT
33me ABBE. – JACQUES II HABERT
34me ABBE. – DENIS SANGUIN DE SAINT-PAVIN
35me ABBE. – CRISANTE DE LENY
36me ABBE. – LEBERCEUR DE FONTENAY
37me ABBE. – DE MALHERBE 38me
ABBE. – DE RENTY
39me ABBE. – DE BOISMONT
40me ABBE. – DE TILLY-BLARU
Le torrent révolutionnaire a aussi profondément marqué son
passage à l’abbaye de Grestain : de toutes ses riches
constructions, de ses magnifiques église, il ne reste plus en ce moment
qu’une masse informe, et sous leurs débris est encore caché aux yeux
des hommes le tombeau de celle qui donna vingt-quatre souverains à
l’Angleterre ; un jour, peut-être, le hasard nous fera découvrir
les précieuses reliques de la mère de Guillaume-le-Conquérant.
Seuls, les murs de clôture et une partie de l’ancien manoir ont
résisté aux ravages des hommes, comme pour protester contre leur
ignorance, en rappelant aujourd’hui à leurs descendants l’importance
des monuments qui s’y trouvaient jadis.
Hameaux de Carbec : LE FEUGRE, GRESTAIN, L’ABBAYE, LA
VALLEE ET LE VIGAN.
Limites : Berville, Saint-Pierre, Fatouville et la mer.
Population de Fatouville-Grestain : (voir, plus haut,
section : Fatouville).
|
|
|||