Les Communes du Canton de Beuzeville
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Foulbec Site: www.cdc-beuzeville.com/foulbec |
Nombre d’habitants : 467 Superficie :
1200 ha, des rives de la Risle aux collines boisées du plateau. Regroupement scolaire avec Conteville SIVU Foulbec-Conteville Présidente Mme HÉBERT Lydie Secrétaire. Mme LESUEUR Laurette 6 classes dont 2 à Foulbec 4 à Conteville Directeur à Foulbec :
MM. Mouchel Frédéric Deux versions se disputent l’origine du nom Foulbec. L’étymologie de BEC, indique un ruisseau. L’élément « FOUL,FUL,FùLL” signifie pourri, puant. D’où : FOULBEC, ruisseau puant, peu agréable. On retrouve cette même interprétation au village FULBECK orthographe scandinave de FOULBEC. L’autre hypothèse se réfère à FULL : nom d’homme. Ce qui laisse penser que le village portait le nom de la famille FOULQUES qui possédait le territoire au XI ème siècle. Alors ruisseau puant ou nom du ruisseau qui traversait le terrain du Seigneur …. Énigme ! Foulbec s’est modifié au cours des ans. D’abord groupé autour de l’église, dédiée à Saint Martin et à Saint Pierre, le centre de vie s’est déplacé autour de l’école à la fin du XIXème siècle. Le bombardement de juin 1944, a détruit plusieurs maisons normandes, reconstruites alors dans le style des années 50. Enfin, les accès
au Pont de Tancarville – 1959 – ont coupé la place en plusieurs îlots
transformant complètement la physionomie du village. Jusqu’aux années 1970, une activité maritime existait sur la Risle et justifiait la nécessité du Pont tournant. Prairies humides
dans la vallée, vergers de pommiers, forêts et labours sur le plateau
sont le reflet de sa configuration géographique.
Le Bar Tabac – Épicerie
et le Restaurant « le Relais de Tancarville » Une aire de pique-nique fleurie et accueillante a été créée à côté de la « Maison du Village » |
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FOULBEC L’étymologie
du non de cette ancienne paroisse paraît être tirée du scandinave :
Ful, qui est nom d’homme, et de Bec, ruisseau, probablement
à cause de celui qui prend sa source dans la commune. Ful
représente certainement un nom d’homme, dit M. Le Prevost. Si l’on
hésite à présenter ici ce nom comme racine de Foulbec, c’est que les
Scandinaves n’avaient pas l’habitude d’imposer des noms d’hommes aux
cours d’eau ; mais ici, comme à Cremanfleu, le trajet du ruisseau
était si court, qu’il pouvait, sans inconvénient, prendre le nom du
propriétaire du terrain. Cette
hypothèse est d’autant plus acceptable, ajoute le même auteur, que
nous allons voir le territoire de Foulbec poddédé par une famille
dans laquelle le nom de Foulques était, pour ainsi dire, héréditaire. Au
XIe siècle, les Foulques étaient seigneurs d’Aunou près
d’Argentan. L’un d’eux vivait sous Guillaume-le-Bâtard, et il prit
part à la conquête de l’Angleterre. Il figure dans un grand nombre
d’actes de l’époque et, notamment, il est cité parmi les bientaiteurs
de l’abbaye des Dames de Caen, auxquelles il donna tous ses domaines
de Foulbec. Ainsi,
dans une charte de donation de l’an 1066, on lit : ….. Foulques
d’Aunou et Foulcolin, son fils, donnèrent à la Sainte-Trinité (abbaye
de dames de Caen), pour la rédemption de leurs âmes, la terre de Foulbec,
avec l’église, les moulins et autres dépendances, tant en plaines
qu’en bois, moitié pour leurs âmes comme il est dit, et l’autre moitié
pour Hadvise, femme de Foulques. Les témoins de cet acte furent Burchard
de l’Ile et Guillaume, fils d’Osbern. Une
autre charte, dont la date est comprise entre l’an 1080 et 1083, est
absolument identique à celle-ci-dessus ; il y est dit seulement
que Hadvise, femme de Foulques, avait pris le voile chez les Dames
de Caen ….. Hadvisa in eodem cenobio monacha facta ….. Vers
le milieu du XIIe siècle, Robert Poisson de Foulbec prétendit
avoir des droits sur l’église Saint-Antonin d’Epaignes ; mais
une transaction survint avec l’abbaye de Préaux, et Robert Poisson
renonça, en présence d’Arnoult, évêque de Lisieux, à toutes ses prétentions
sur l’église ; en dédommagement, l’abbé de Préaux, Michel de
Tourville, lui concéda le fief qu’avait tenu Raoul Le Prêtre. Le
1er mai 1202, Jean-Sans-Terre, étant à Rouen, écrivit au
maire et vicomte de cette ville et décida que Ermengarde, alors veuve
de Guillaume de Foulbec, aurait à répondre aux religieux de Bonport
des terres et tènements dont elle est saisi, ainsi que l’était feu
son mari. A
la même époque, il paraît que cette dame, du consentement de sa fille
Marie et d’Hebert Torquat, son gendre, donna à l’abbaye de Saint-Amand
des rentes et des biens sis à Rouen. Les
Dames de Caen semblent avoir conservé le patronage et la seigneurie
de Foulbec depuis le XIe siècle jusqu’en 1778. En
1700, vivait à Foulbec, Robert Blanchet, curé de cette paroisse, ce
prêtre est digne d’attention, car, on le trouve tantôt avocat ou conseiller,
tantôt homme d’affaires ou banquier ; il serait encore capable
aujourd’hui d’en remontrer à nos hommes de loi les plus retors pour
la chicane. Dans la contrée, on ne faisait jamais rien sans aller
consulter Maistre Blanchet, curé de Foulbec, dont la renommée
s’était répandue jusque dans les paroisses voisines.
L’église
de Foulbec, dédiée à saint Martin et à saint Pierre, a été construite,
avant l’abandon de ses droits, fait par Foulques d’Aunou, à l’abbaye
des Dames de Caen, comme l’atteste son architecture purement romane.
Son joli portail a été gravé dans les Architectural Antiquities
de M. Cotman (tome II, pl.8, p.C). Il repose sur deux piliers prismatiques,
complètement chargés d’ornements de haut en bas. Le chapiteau à droite
a beaucoup plus de largeur que le pilier sur lequel il s’appuie. L’arcade
est romane et décorée d’un zigzag grec de grande dimension ;
puis, à l’intérieur, des têtes de chérubins bordées de leurs ailes ;
l’une de ces têtes est retournée dans l’autre sens. Au sommet, on
voit deux figures plates, affrontées, dont l’une est un agneau pascal
et l’autre un personnage à cheval, que M. Turner prend pour Jésus-Christ
faisant son entrée solennelle dans Jérusalem.
Au
côté sud de l’église se trouve un if déjà bien des fois séculaire,
placé sur le bord d’un ravin très-profond ; cet arbre, mesuré
à un mètre de hauteur, a plus de sept mètres de circonférence ;
il est planté sur plusieurs tombeaux en pierre qui renferment, sans
doute, les dépouilles mortelles des premiers seigneurs du pays. Plusieurs
éboulements survenus dans ces derniers temps, ont mis à découvert
un antique cercueil en pierre, paraissant rompu vers le milieu. L’épine
dorsale d’un squelette humain, renfermé dans ce tombeau, apparaît
encore à la surface de la terre.
On
assure que plusieurs membres d’une famille Blanchet auraient été ensevelis
sous cet if.
Avant
que M. Cousin, baron de Conteville, eût entrepris les travaux d’assainissement
de la vallée et de rectification du cours de la Risle, cette rivière
avait deux bras qui entouraient les marais et quelques prairies de
la paroisse, formant ainsi une île d’environ 180 hectares.
L’un
des bras de cette rivière longeait un peu l’ancien chemin public,
au-dessous de l’église, et passait dans un endroit connu aujourd’hui
des habitants sous le nom de Fondances. L’autre s’étendait
vers les paroisses de Saint-Samson et de la Rocque.
Sur le bras qui coulait à Foulbec, au-dessous de l’église,
existait un petit port commercial où l’on embarquait beaucoup de marchandises
diverses, notamment du cidre. On y avait même établi un chantier de
construction pour de petits navires ; ainsi, le 26 octobre 1733,
un sieur Bataille, de Foulbec, demanda et obtint l’autorisation, du
conseil de l’amirauté de France, au siège de la Table de Marbre de
Rouen, de faire construire et lancer à l’eau une gribanne du port
de quinze tonneau, nommé Marie-Anne.
En
1752, Jean Hopsore était curé de Foulbec.
Le
revenu de la cure de cette paroisse, la plus riche du doyenné de Pont-Audemer,
était évalué à 2199 livres par an, en 1760.
En
1729, sieur Brière, voulant établir une briqueterie à Foulbec, fieffa
une acre et demie de terre, relevant de la vavassorerie Binet. L’exploitation
de cette briqueterie dura assez longtemps ; mais, aujourd’hui,
elle est abandonnée.
La
commune de Foulbec possède une vaste étendue de biens communaux.
« Les
habitants, dit M. Canel, ont la jouissance de communes d’une très
grande étendue. Leur marais, qui, jadis, était une île de 260 acres
située entre deux bras de la rivière, avait été concédé par les religieuses
de Caen aux pauvres de la paroisse. Vers la fin du XVIIIe
siècle, ces fonds furent le sujet d’un procès entre les religieuses
et les habitants. Ceux-ci y mirent fin en abandonnant 21 acres, qui
furent vendues lors de la Révolution. Ils possèdent encore en commun
plus de 1200 acres de bruyères. Leur côte, dite des Grandes-Bruyères,
mérite d’être citée sous le rapport géologique. Après la terre végétale,
on rencontre d’abord un mélange de sable et de craie brisée, d’une
épaisseur variable. Les couches inférieures présentent une masse de
sable plus ou moins fin, de nuances diverses, avec des lits intermédiaires
peu épais d’argile plastique. Le nom de fiefs de la Potterie indique
que cette matière a été utilisée autrefois. Au-dessous de ces terrains
se trouve un gisement considérable de beau sable blanc, qui reparaît
par fragements au fond de la vallée. Il est très-recherché pour les
ragréments ; souvent les plâtriers en mettent, par fraude, dans
leur plâtre. »
Il paraît qu’on a trouvé, en travaillant sur la côte, près
la charrière, un grand nombre de fragments de tuiles ; on n’a
pu encore s’assurer si elle étaient romaines.
Le
récit suivant ne manque pas d’intérêt au point de vue astronomique :
Pierre Letac, sortant des écoles de Foulbec, le 30 juillet
1803, avec plusieurs de ces camarades, le temps était clair et sans
mirages, il était midi environ, dit : J’ai vu un cordon de fumée
partant du soleil et allant jusqu’à terre, et j’ai entendu, une minute
après, une détonation semblable à un coup de tonnerre.
Ce
fait fut constaté, à la demande de M.l’abbé Rever, par un acte de
notoriété reçu en brevet par Me Tuvache père, notaire à
Beuzeville, le 7 juin 1824, assisté de sept témoins, qui attestèrent
avoir vu, le 11 thermidor an XI, une flamme descendant du soleil,
qui fut suivie d’une fumée dans l’air et d’une détonation semblable
à un fort coup de tonnerre.
Population de Foulbec :
480 habitants, en 1877
Limites :
La rivière de Risle, Saint-Sulpice, Saint-Maclou et Conteville.
Dépendances :
Le Pont-de-Saint-Samson, La Forge, Les Banqueraux, Cabeaumont, La
Fontaine-du-Pré, La Garderie, La Guérande, Le Moulin, Talleville,
Le Quai, La Tuilerie, Le Petit-Hébert, La Vallée-Guillemard, La Potterie,
Le Coude et la Côte-Maquaire. |
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Circuits pédestres |
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FOULBEC:
"Sentier de la Brulette"
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