Les Communes du Canton de Beuzeville  

Retour Les Communes du Canton

Le Torpt Site: www.cdc-beuzeville.com/letorpt

Maire :             Francis Delabrière

Adjoints :         Léon Guilbert

                        Jacky Lemercier

Secrétaire :            Christine Pavie

Permanence mairie :

Téléphone :

Télécopie :

Émail :

Nombre d’habitants :                 267

Superficie :                  

A voir :

Pisciculture des Godeliers

Station de pompage pour l’alimentation en eau potable (Syndicat intercommunal)

l'église

LE TORPT

 

La commune du Torpt est très-ancienne ; son nom seul remonte à une haute antiquité.

            En language teutonique, dit Toussaint du Plessis, Torp ou Dorp, signifie village.

         Huet, dans ses Origines de Caen, cité par M. Le Prevost, dit :

Du mot Dorp, ou Dorft, ou Torp, ou Turp, qui, en allemand et dans ses dialectes, signifie village, s’est fait le nom de plusieurs villages et seigneurie de Normandie, que l’on appelle Torp.

M. de Giverville pensait que ce nom, d’origine tudesque, annonçait plutôt un hameau qu’une fortification.

En effet, ajoute M. Le Prevost, ce mot paraît signifier un groupe secondaire d’habitations, autre que le centre de la paroisse.

Il paraît que le mot Torp a continué d’être employé après l’adoption de la langue romane par les Normands. On trouve mentionné, dans le Livre blanc et le Livre noir de Coutances, un lieu nommé : Turgis Torp. C’était un prieuré de l’abbaye de Saint-Sauveur, situé à Clitourp.

Saint-Philibert-du-Torp, dans la forêt de Brotonne, est nommé : capella Sancti Philiberti de Torpo,dans la donation par Robert, comte de Meulan, en 1183, et, dans une autre charte : capella Philiberti de Torp.(Cart.de Jumièges,nos224,225,226.)

On trouve, dans les Feoda Normannioe, un Osber Torp, relevant de l’honneur de Pont-Audemer. Il est cité pour le service d’un quart de chevalier. La seigneurie de cette commune, primitivement plein fief de haubert, fut partagée en plusieurs fiefs. Deux parts restèrent fief du Torpt, et les deux autres devinrent les fiefs d’Amberville et du Bostenney.

L’église du Torpt date du XIe siècle ; elle n’offre rien de bien remarquable. Le clocher, seul, est la portion la mieux conservée. Cette église, dédiée à Saint-Etienne, recevait, il y a quelques années, beaucoup de pèlerins qui venaient s’y faire dire des évangiles, le jour de l’assemblée de Saint Médard, pour obtenir guérison de la crampe. Aujourd’hui, la clientèle paraît avoir sensiblement diminué au profit de l’église de Blacarville, qui a aussi l’honneur de posséder un Saint-Médard.

         La commune du Torpt vendit, le 23 octobre 1838, par adjudication, une portion de la côte communale, contenant 10 hectares 92 ares 90 centiares, et une petite futaie, pour, le prix de cette vente, être employé à l’acquisition d’un presbytère, d’une mairie et d’une maison d’école.

         Il est dit, dans l’établissement de propriété, que la commune est propriétaire de ladite côte depuis un temps immémorial, puisqu’il appert, d’un titre du 12 janvier 1458, que, dès lors, elle était en la possession des habitants.

 

CURES DU TORPT

 

         Nicolas Desson, esc., curé en 1651 ;

         Claude Lecallier, curé en 1661 ;

         Guillaume Gohard, curé en 1693 ;

         Pierre Gohard, curé en 1701 ;

         Jean-Louis de Nollent, esc., curé en 1740 ;

 

         Population du Torpt : 330 habitants, en 1877.

 

         Limites : Fortmoville, Martainville, La Lande, Beuzeville, Boulleville et Saint-Maclou.

 

         Dépendances : Amberville, La Bardourie, Le Bostenney, La Côte, La Gohardière, La Hardyrie, La Mare-Asselin, Le Moulin-du-Bois, Les Quatre-Paroisses et la Varenne.

 

« Recherches sur BEUZEVILLE et son canton » d’E. FOUQUIER.