Les Communes du Canton de Beuzeville  

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Martainville   Site: www.cdc-beuzeville.com/martainville

 

Mairie de Martainville

Maire :             Jacques Coté

Adjoints :            Régine Hauville

                        Didier Delabrière

Secrétaire :            Nathalie Hanin  

 

Permanence mairie : Mardi 17H30  à 19H – Vendredi 17H30 à 19H

Téléphone : 02.32.41.46.39

Télécopie :

E.mail :

Nombre d’habitants :     216

Superficie : 910 hectares 

MARTAINVILLE

Eure, canton Beuzeville, arrondissement Bernay, 202 habitants

MARTAINVILLE-EN-LIEUVIN

         Dans les anciens titres, on trouve indifféremment Martainville ou Martinville : Villa Martini.

         Le mot Lieuvin vient des Lexoves ou Lexoviens, anciens peuples de la Gaulle celtique, dont le territoire de notre canton faisait partie avant l’invasion romaine.

Dans une charte de Richard Coeur-de-Lion, en faveur de Saint-Taurin, confirmant les dons de Richard Ier, on lit : « In Liovino terram apud Martinivillam. »

         Une charte du cartulaire de Préaux, du XIe siècle, dit que Martainville appartenait à des seigneurs appelés d’Osmondville et que les deux gerbes de dîmes de la paroisse furent données à cette abbaye, du temps de Robert d’Osmondville et par Richard de Luisors.

         Robert d’Osmondville eut un fils nommé Beaudouin d’Epaignes.

         En 1168, ce dernier vint à l’abbaye de Saint-Pierre-de-Préaux, accompagné de sa femme Cécile et de son fils Henri, et donna au couvent, en présence et du consentement de sa femme et de son fils, la dîme de ses moulins de Martainville, pour le repos des âmes de ses prédécesseurs. L’abbé de Préaux, pour récompense, lui accorda quatre livres angevines qui furent acceptées à titre d’aumône.

         En 1203, Henri de Martainville fut condamné à 6 livres d’amende pour avoir négligé de faire le service du roi à Nonancourt.

         La demi-acre de labour valait, en 1410, huit sols de rente, année commune, dans la paroisse de Martainville.

         « L’église, dit M.Canel, située à l’extrémité de la place de Martainville, est de plusieurs époques. La base du clocher, la nef et la chapelle Saint-Mathurin, au nord, ont été construites en 1346 : cette date indiquée par une inscription gravée au-dessus du portail. La chapelle de la Vierge, au midi, présente tous les caractères de l’architecture du quinzième ; siècle, le chœur a été bâti en 1786. A cette époque on avait creusé sous le chœur un caveau pour la sépulture des seigneurs de Martainville ; il a été rempli pendant la Révolution. »

         Il y avait jadis deux curés dans la paroisse : l’un était nommé par le seigneur de Martainville et l’autre par le seigneur du Mesnil. Sur la proposition de l’abbé Bunel, curé de la paroisse, les deux cures furent réunies en une seule, ainsi que le prouve le titre suivant :

         Le 15 janvier 1786, tous les habitants de Martainville, en général, s’assemblèrent au son de la grosse cloche de la paroisse, pour délibérer sur : 1° La requête présentée à Mons, le comte et évêque de Lizieux, le 30 novembre dernier, par Me Guillaume-François Bunel, curé de la paroisse, tendante à unir à perpétuité la seconde portion du bénéfice cure de laditte parroisse avec lesdits biens, fruits et revenus y attachés, à la première portion dudit bénéfice cure, desquelles deux portions ledit sieur curé est actuellement pourvu comme encore ils ont (les paroissiens) unanimement arrêté par la présente délibération générale que l’union perpétuelle de la seconde portion dudit bénéfice cure de Martainville à la première assurera irrévocablement, dans l’ordre du droit commun, l’administration spirituelle de la paroisse, que cette union ne peut qu’être avantageuse aux fidèles qui l’habitent, en ce qu’elle mettra un seul curé en état d’exercer plus facilement son zèle et sa charité et de remplir en paix et avec exactitude tous les devoirs de son ministère, les considérations jointes à celles qui résultent des autres avantages qu’ils retireront de cette union par la diminution qu’elle opérera en leur faveur desdites rédifications et entretien de doubles bâtiments à charge de la paroisse sous condition toutes fois que ledit sieur curé et ses successeurs seront tenus d’avoir à leur frais, à l’avenir et à perpétuité, un vicaire dans ladite parroisse et de faire dire, tous les dimanches et festes d’obligation, à l’intention desdits parroissiens, une messe basse outre la grande, à l’effet de quoi.

         Le 18 décembre 1788, les plus fort imposés de la paroisse de Martainville se réunirent pour faire adjuger, à prix de rabais, les grands travaux de pavage, charpente, couverture, maçonnerie, menuiserie, qu’il y avait à faire au chœur, au chancel et aux lambris de l’église qui, alors, menaçait ruine.

         Ce travail fut adjugé à Jean Cardet, pour la somme de 2940 livres.

         Les gros décimateurs de Martainville, présents ou suppléés à cette adjudication, étaient :

         L’abbaye de Saint-Pierre-des-Préaux, possédant une partie des grosses dîmes, et représentée par son mandataire ;

          M. Deshayes, chanoine de l’église collégiale de la Saussaye, ayant aussi une autre partie des grosses dîmes ;

L’abbaye de Grestain,

Et les héritiers de l’ancien curé, Pierre-Nicolas Lebourg, ce dernier ayant été gros décimateur de la paroisse.

La place de Martainville est large est spacieuse ; des deux côtés, il y avait jadis des hallettes, construites, par le seigneur du lieu, vers le milieux du XVIIIe siècle. Des lettres patentes du roi y autorisèrent un marché le jeudi de chaque semaine. Le marché de Martainville subsista jusqu’en 1793 et même quelques années après. Il s’y vendait beaucoup de fil, de viande, de beurre, de fromage, de légumes et de fruits ; mais, peu à peu, il fut abandonné pour les marchés des environs, entr’autres pour celui d’Epaignes, qui se tient le dimanche. L’autorité locale, dit M. Canel, voulant le rétablir, réclama, en 1819, l’intervention de M. de Goyon, alors préfet de l’Eure, et cet administrateur rendit, le 1er novembre, un arrêté portant interdiction du marché d’Epaignes. Pendant plusieurs dimanches, la présence des gendarmes empêcha l’affluence des vendeurs ; le marché de Martainville commençait à être fréquenté de nouveau ; mais bientôt on s’aperçut qu’il fallait renoncer à l’espérance de la rétablir.

Les hallettes, du côté du nord de la place de Martainville, furent vendues par l’hospice de Pont-Audemer, le 8 juillet 1832, avec tous les terrains sur lesquels elles étaient construires. De l’autre côté, on voyait aussi des hallettes avant la Révolution ; sur leur emplacement on a élevé des constructions.

M. Adrien-Charles Deshommets, un des derniers descendants de cette grande famille si renommée par sa générosité envers les infortunés, voulut aussi, en souvenir de ses aïeux, que son nom ne restât pas inconnu.

Le 18 août 1830, il fit donation entre vifs, à la commune de Martainville, d’une fontaine et de son emplacement. Il fut stipulé, dans l’acte, que la donation était faite aux charges, par cette commune :1°de laisser, à perpétuité, les pauvres d’icelle commune et ceux des habitants payant moins de quinze francs d’impositions, puiser de l’eau et laver gratuitement leur linge à ladite fontaine, quelqu’établissement que ladite commune y puisse faire ; 2° de faire dire pour le repos de l’âme du donateur et de sa famille, à perpétuité, deux messes basses, à l’église de ladite commune, par année, aux 19 décembre et 6 juillet.

DIMES

         Le 21 janvier 1781, le curé de Martainville loua la dîme du trait du Foyer.

         A la même date, le trait des Vallettes fut loué par le trésor de l’église de la paroisse.

         Le 25 juillet 1782, les levée, récolte et dépouille de l’année, du trait de dîmes de la Pinchonnière, furent adjugées, pour 300 livres, à Pierre Eudeline, par le trésor de Martainville mais à la charge par le preneur notamment de souffrir au curé de Martainville, ou à ses préposés, l’exercice du droit qu’il a de percevoir, à cause de son bénéfice-cure, la tierce gerbe de la dixmes de tous grains et la dixme de la totalité des verdages, dans toute l’estendue dudit trait de la Pinchonnière, avec le droit du choix que ledit sieur curé a pour sa tierce gerbe.

         A la même date, le trait des Vallettes fut loué, par le trésor, 260 livres, et il est dit que le curé avait le même droit sur ce trait que sur le précédent.

         En 1784, le trait des Vallettes valait 300 livres.

         Mais, en 1787, la location de ces dîmes avait un peu diminué, ainsi :  

         Le trait des Vallettes fut loué à Jean Vastel, pour 220 livres,

         Et le trait de la Pinchonnière, pour 280 livres, à Pierre Eudeline.

         Population de Martainville : 527 habitants, en 1877.

         Limites : Vannecrocq, la Chapelle-Bayvel, Le Bois Hellain, La Lande, Le Torpt et Fortmoville.

         Dépendances : L’église, Les Lièvres, La Carbonnerie, Les Duquesne, La Brière, Les Bois, Le Mesnil, La Frelardière, La Gohardière, La Bosquerie, La Petitière, La Bouchardière, Les Quatre-Paroisses, La Côte, La Baronnie et Le Thibonnet.  

« Recherches sur BEUZEVILLE et son canton » d’E. FOUQUIER.

 

Lavoir

 

Église Saint-Pierre (XIIè siècle)

Façade nord et clocher I.S.M.H.1961

La paroisse Saint Pierre de Martainville est mentionnée pour la première fois en 996. Elle relevait alors de l’abbaye Saint Pierre de Préaux. A l’époque moderne, le patronage appartenait au seigneur du lieu. Sur le plan temporel, Martainville dépendait de la vicomté de Pont Audemer. Le plan de l’édifice se caractérise par un clocher-porche, une nef unique romane de cinq travées, flanquée à son extrémité de deux chapelles – l’une au nord, l’autre au sud – formant transept et un sanctuaire à chevet plat. La sacristie a été construite au nord du chœur. La façade nord de la nef daterait au plus tard de la première moitié du XVIe siècle. Elle est épaulée par trois contreforts et percée par trois baies en tiers-point à arc tribolé. Le pignon de la chapelle nord est orné d’un damier. Reconstruite à la même époque, mais largement reprise à la fin du XVIIIe s., la façade sud a toutefois conservé deux contreforts plats du XII siècle. Enfin, la tour, contemporaine de la façade nord, s’ouvre par une porte en anse de panier avec accolade et pilastres latéraux. Renaissance, ornés d’écus aujourd’hui très effacés. Les matériaux utilisés pour le gros œuvre sont le calcaire, la pierre de taille, le silex, le moellon et la brique. L’essentiel du clocher et la couverture de l’ensemble de l’édifice sont en ardoises.

La nef et les chapelles latérales sont couvertes d’une voûte en bardeau. Les lambris de couvrement sont peints de fleurs de lys et de feuilles de trèfle blanches sur fond brun. Des lignes blanches et rouges et blanches et bleues dans les chapelles, ornent les couvre-joints. Les décors de la charpente datent du XVIè siècle. Certains blochets sont sculptés : deux avec des gargouilles, six avec des médaillons circulaires, d’autres

Avec des masques. La poutre de gloire date du XVIIè siècle. Le mobilier comprend, entre autres, un tabernacle et un retable du XVIIè s. au dessus du maître –autel, une Vierge à l’Enfant en bois et des fonts baptismaux du XVIIIè siècle. Un association locale – Anthémis – s’attache, depuis 1996, à la mise en valeur de l’église.

En 1999, la Sauvegarde de l’Art français a accordé une subvention de 80 000 f pour la restauration de la voûte.

 

Circuits pédestres

MARTAINVILLE: "Sentier de la Corbie"
Départ: Église de Martainville.
Boucle de 8 km (2h à pied), balisage Jaune.