Les Communes du Canton de Beuzeville  

Saint-Maclou                    Site: www.cdc-beuzeville.com/saintmaclou

 Histoire

SAINT-MACLOU-LA-CAMPAGNE

         On suppose que la commune de Saint-Maclou-la-Campagne est un démembrement des paroisses voisines, notamment de Toutainville.

         Un seigneur normand, ayant fait élever une chapelle sur son domaine, obtint, dit-on, qu’elle serait érigée en église paroissiale et dédiée à Saint-Maclou, dont le nom resta ensuite au territoire démembré.

         L’église de Saint-Maclou est construite sur l’extrême limite de la commune, vers Boulleville ; elle a subi un grand nombre de restaurations qui lui ont enlevé son cachet antique ; le clocher seul est resté intact, il paraît être du XIe siècle.

         Plusieurs traditions locales se rattachent à cette commune.

         On prétend qu’une ville aurait existé au hameau de la Fosse, sur les bords du Doult-Héroult ; vers 1830, des ouvriers occupés à creuser les fondations de la fabrique rencontrèrent, à environ 60 centimètres de profondeur, des restes de vieilles constructions et des pièces de monnaies.

         Certaines configurations de terrains, dans le même vallon, font croire que cet endroit fut jadis le théâtre d’événements sanglants. On pense qu’une rencontre y a eu lieu entre les Anglais et les Français.

         En 1651, Robert Fleury était curé de Saint-Maclou et son neveu, Marc-Aurèle Fleury, en était vicaire. Ce dernier remplaça, plus tard, son oncle, à la cure de la paroisse.

         Le 20 juin 1659, Pierre Louët, titulaire de la chapelle de la Trinité, fondée et desservie dans l’église de l’abbaye de Préaux, donna une procuration générale à Bernard de Cascué, esc., sieur de Maison-Neuve, pour louer et affermer toutes les rentes et revenus de la dite chapelle.

         En conséquence, il fut loué, le 16 juillet 1659 toutes les dixmes audit Louët appartenantes à cause de laditte chapelle de la Trinité, tant en la parroisse de Saint-Maclou-la-Campagne que de Boulleville, à la réserve de la dixme que le sieur de Saint-Maclou percevoit le temps passé sur ces terres, qui est d’en part le chemin de Beuzeville, à la charge par le preneur de réparer le chancelle de l’église de Saint-Maclou.

         Ce bail eut lieu moyennant huit vingt dix livres annuellement.

         Le docteur Vincent Duval, célèbre orthopédiste, mort à Neuilly, au commencement de mai 1876, était né à Saint-Maclou.

         Ce savant a rendu de nombreux services à l’humanité. Il était lauréat de l’Institut, directeur des traitements orthopédiques dans les hôpitaux civils de Paris, depuis 1830, ex-médecin-inspecteur des eaux minérales de Plombières.

         M. le docteur Duval est l’auteur de plusieurs ouvrages précieux, dont voici les principaux :

         Traité pratique du pied bot ; Manuel du baigneur aux eaux minérales de Plombières ; Traité pratique de la maladie scrofuleuse ; Traité pratique de la maladie de la hanche ; Traité des maladies du genou et du torticolis.

         Population de Saint-Maclou : 517 habitants, en 1877.

         Limites : Saint-Sulpice, Toutainville, Triqueville, Fortmoville, le Torpt, Boulleville et Foulbec.

         Dépendances : La Belle-Epine, Les Bertois, La Fosse, Les Londes, Le Val-Durand, Le Montgouge, La Neuville, Le Château, L’église et le Mont.

« Recherches sur BEUZEVILLE et son canton » d’E. FOUQUIER.