Les Communes du Canton de Beuzeville  

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Saint-Sulpice de Grimbouville  Site: www.cdc-beuzeville.com/saintsulpicedegrimbouville

Composition du conseil municipal :
 
Maire:                     Jean-Marc Leprevost
Maire-Adjoint :       Jean-Claude Dru
Maire-Adjoint :        Annie Bunel
Maire-Adjoint :        Lionel Kitts
 
Conseillers municipaux :
 
Jean-Marie Tesson, Renaud Latron, Jean-Claude Labasque, Franck Foulon, Mathieu Delavigne, Elisa Trefouel, Annick Boutin
 
Secrétaire de Mairie :  Patricia Grente
 
Renseignements pratiques :
Horaires d'ouverture de la mairie :         

mardi 16h30 à 18h00

vendredi 17h30 à 19h00

                                                        

  

Activités économiques et touristiques :
-agriculture, élevage.
- tourisme :
    * sentier de la Risle Maritime
    * site de la mairie : bâtiments à colombages couverts en chaume
    * mégalithes
    * ferme du Bois d'Aubigny (XVIIe siècle)
- équitation :
    * écurie du Val Loyer
 
Patrimoine communal :
 
- église XIIe/XVIIe siècles
- mairie du XVe siècle
- chaumière à colombages XVIe/XVIIIe siècles
- bâtiment couvert en chaume XIXe siècle
- vestiges de dolmens

SAINT-SULPICE-DE-GRAIMBOUVILLE

 

         Cette petite commune est désignée communément dans les anciens titres : Grinboldivilla, Grinbordivilla, et elle dépendait des premiers sieurs de Pont-Audemer.

         Onfroy de Vieilles, dans la charte de fondation de l’abbaye de Préaux, déclare donner à cette abbaye « Grinbordivillam » : ce qui voulait dire « La villa de Grinbord ou de Grinbard. » A cette époque, il n’était encore nullement question de l’église de Saint-Sulpice, qui devait être d’abord une simple chapelle, élevée après 1050.

         Cette donation est confirmée par Henri Ier, lorsqu’il mentionne le nom de Richard de Méré en faveur de la même abbaye ex dono Ricardi de Morei terram unius vavassoris nomine Gaufridus Fortis in Grimboldivilla et decimam unius fori et terram cujusdam clerici.

         Les religieux de Préaux étaient encore propriétaires de Grimbouville, sous le règne de Guillaume-le-Conquérant ; mais, dès les premières années du XIe siècle, l’abbé de Préaux, Richard, remit à Richard, remit à Richard, fils de Raoult, de Sainte-Marie-Eglise, la terre de Grimbouville, à condition qu’elle serait tenue à hommage de l’abbaye.

         Dans les grands rôles de l’Echiquier de Normandie, on trouve que l’abbaye de Grestain percevait 22 sols de dîmes sur le moulin de Grimbouville eidem (abbati de Grestain) vigenti et duo solidos de decima molendini de Grimbolvilla.

         La léproserie de Saint-Gilles, près de Pont-Audemer, possédait aussi des biens assez nombreux à Saint-Sulpice.

         Guillaume de la Mare, qui figure comme connétable dans les rôles de l’Echiquier (1180 à 1203), prenait son nom de fief de la Mare, situé en cette paroisse.

         Le cartulaire de Préaux, dit M.Le Prevost, contient plusieurs renseignements précieux sur cette petite commune :

D’abord, un jugement de l’Echiquier de Rouen, en 1301, sur les discussions du chapelain perpétuel de Saint-Sulpice-de-Graimbouville et un certain couvent de Saint-Martin de l’église de Graimbouville n’y est qualifiée que de chapelle. Cette pièce est transcrite d’une encre fort pâle, et il serait difficile d’en donner une analyse exacte. Si elle se trouve dans le cartulaire de Préaux, c’est probablement pour établir des droits que l’abbaye reçut en vertu de l’échange fait au mois d’août 1312. Les religieux abandonnèrent, au roi, Vascoeuil et toutes leurs propriétés sur les bords de l’Andelle, et reçurent en revanche tout ce que ledit roi possédait à Toutainville et à Graimbouville.

         Dans une autre pièce, on trouve la sentence de l’official de Lisieux, rendue en 1324, sur la réclamation des religieux de Préaux, contre le chapelain perpétuel « Capelle Sancti Supplicii de Grimbouvilla, » qui prélevait les dîmes des blés et légumes croissant sue la fief du comte de Mortain, au mépris de la possession desdits religieux ; mais,après un long débat, il y eut accord.

         Aux Archives nationales se trouve un vidimus portant la date : Vendredi après la feste Saint-Nicolas 1330, et duquel il a été extrait ce qui suit :

         En 1320, les prés, tourbières, marais et les corvée de Toutainville et de Saint-Sulpice faisaient partie du domaine royal.

         Cette même année, ces terrains avec leurs dépendances furent, par Pierre de Haugest, bailli de Rouen, donnés pour le roi en fief et héritage à Geoffroy Renoult, pour lui et ses hoirs, pour 12 livres de rentes annuelles, à payer perpétuellement au roi et à ses successeurs, chaque année, à l’Echiquier de la Saint-Michel.

         Mais, le 7 avril, Nos Seigneurs des Comptes de Paris mandèrent à Robert Récuchon, successeur de Pierre de Haugest, de faire ledit bail retraictier et remettre en la main du roy jusqu’à l’Echiquier de Pasques l’an 1331. Cette mesure semblerait avoir été provoquée par l’emploi de mauvaises manœuvres de la part de l’adjudicataire ou par l’insuffisance du prix ; car, disent les gens des Comptes, le jour de l’adjudication, nul ne se ôsa apparoistre par le doute dudit Geoffroy, si comme nous entendu ; et ailleurs on leur avait offert : 16 livres de rente par an, aux deux Echiquiers égauement, et bailler en contre-pleige 60 sous de rentes à Toutainville.

         En conséquence, ce bail fut remis à la main du roi ; puis Guillaume Bonnechose, procureur de Jean Broudier, fourrier du roi, se présenta au bailli de Rouen, et, au nom dudit Broudier, lui offrit et bailla, sur ledit bail, un denier-dieu d’enchières par les 4 livres tournois de rente d’enchières susdites, en baillant et asseant en contre-pleige les 60 sous de rente susdite.

         Les gens des Comptes prescrivirent alors au bailli de Rouen de recevoir les offres et néanmoins de faire faire de nouvelles criées. Celui-ci chargea le vicomte de Pont-Audemer de faire faire les criées et de recevoir l’assiette du contre-pleige.

         Le samedi après les octaves, personne ne s’étant présenté pour surenchérir, le bailli de Rouen, siégeant à Pont-Audemer, bailla, pour le roy, audit procureur (Bonnechose), pour son mestre (mandant), les choses dessus dites à tenir du roy nostre sire à héritage pour les 16 livres de rentes dessus dit, payables moitié à chaque Echiquier.

         « Il est asçavoir que, pour ledit bail ; ledit procureur au nom de son mestre a assis et baillé en contrepleige les 60 sous de rentes dessus dits à prendre et lever en la paroisse de Toutainville sur Guill. de la Fontaine et ses parconniers, pour tourner et appliquer ès domaines du roy avec le bail dessus dit, se ainssuit était que ledit Jehan (Broudier) ou ses hoirs delessait ou temps à venir, et avec ledit procureur s’obligea pour luy et pour ses hoirs à rendre et à fournir les 60 sous de rentes de contrepleige, sur tous ses hoirs delessait ledit bail ou temps à venir de rechef, nous bailli dessus dit, faisons voir à tous, que comme le roy nostre sire et pour son profit nous eussions baillé à rentes perpétuelles audit procureur pour ledit Jehan et pour ses hoirs, c’est asçavoir, les treffons et la propriété de 17 acres de menus bois sanz les tonssures, appelez les bois le Comte de Saint-Soupplice, pour 51 de rentes chacun an, à payer égauement aux deux Echiquiers en l’an, et en baillant contreplaige de 30 sous de rentes, après ce que nous eussions fait prisier lesdits boys ….. et prisié chacune acre valoir, de rente, 9 sous par an ….. avoir baillé audit procureur pour ledit Jehan et pour ses hoirs lesdits 17 acres de bois dessus dits pour ladite rente rendre et payer chacun an au roy, auxquels termes, et, pour ce, ledit procureur nous a assis et baillé les 30 sous de rente de contreplaige dessus dits, à prendre et à lever de Jehan Renoult de Graimbouville, pour tourner et appliquer ès domaines du roy avec lesdits bois dessus dits se ainssuit était que ledit Jehan ou ses hoirs le delessassent ou temps à venir et avec ça, il a obligé tous ses héritages par ledit contrepleige, faire valoir ou temps à venir, se mestrier était….. »

Ainsi, il est facile de voir que les biens communaux de Saint-Sulpice et de Toutainville, dépendant encore du domaine royal en 1320 et en 1331, ne purent être compris dans l’échange de 1312, fait avec les moines de Préaux. Aucune pièce postérieure n’indique que cette abbaye ait jamais possédé ces biens.

Au Xve siècle, dans les comptes présentés par Thomas Lebengton à Robert Legras, vicomte de Pont-Audemer, il est dit que les habitants des deux paroisses payaient encore14 livres 10 sols de rente au trésor.

En 1549, un dénombrement des biens communaux est rendu, au roi, par Jean le Bienvenu et autres habitants de Toutainville et de Saint-Sulpice.

         En 1565, de grands travaux d’assèchement furent entrepris pour améliorer le marais de Saint-Sulpice qui ne représentait parfois qu’un immense tourbière, répandant des miasmes putrides qui, souvent, portaient la mort dans le sein des familles riveraines ; le 5 juillet de la même année, des commissaires furent nommés pour faire vider et écouler les eaux du marais.

         L’édit de 1566, rendu à Moulins, par le roi Henri III, interdisant toutes recherches dans les droits et possessions notoires des sujets du roi, assurait aux habitants de Saint-Sulpice et de Toutainville la propriété de leurs biens. Mais parut l’édit de 1619, pour la revente des domaines du roi en Normandie ; un sieur Duplessis-Garnier, qui avait traité avec le roi pour cette revente, y fit comprendre les marais et les bruyères des deux paroisses, et, malgré une opposition du 25 septembre 1628, une sentence du 5 octobre suivant les adjugea à l’Aubépine du Châteauneuf, abbé de Préaux, pour 13.000 livres tournois.

Les habitants portèrent appel, au, Conseil d’Etat, de la sentence des commissaires de cette adjudication, et, après un appointement prononcé, malgré les vives oppositions de l’Aubépine,  ils furent par arrêt contradictoire du 20 juillet 1634, maintenus en la propriété et jouissance de leurs marais et bruyères, et il fut ordonné que l’Aubépine serait remboursé, sur l’épargne du Trésor, des 13.000 livres qu’il avait payées.

Les deux paroisses purent jouir de leurs biens communaux, sans troubles, jusqu’en 1760, époque où des dames X*** surprirent un arrêt des requêtes  qui en ordonnait la concession  en rente devant l’intendance de la généralité de Rouen. Elles présentèrent leur requête d’opposition d’audit arrêt, et, par arrêt contradictoire du 14 avril 1761, les paroisses furent reçues opposantes et maintenues dans leurs propriétés.

En 1775, Clément de Barville, échangistede Mongomer contre les domaines de Pont-Audemer, essaya aussi d’enlever les biens communaux aux habitants de Saint-Sulpice et de Toutainville. De Barville prétendait que ces communes devaient représenter le titre primitif de l’inféodation qui leur avait été faite ; mais, quoique cette pièce ne pût être produite, il se vit forcé d’abandonner ses prétentions.

La loi du 10 juin 1793 ayant autorisé le aprtage des biens communaux, les habitants de Saint-Sulpice et de Toutainville s’assemblèrent pour délibérer de cette question : Fera-t-on le partage des biens communaux de Toutainville et de Saint-Sulpice ? Ou continuera-t-on la jouissance comme elle s’est pratiquée jusqu’ici ? 68 voix votèrent pour la jouissance commune, et 46, contre. Depuis, divers procès furent intentés de part et d’autre pour le partage de ces biens, partage qui a eu lieu définitivement, il y a quelques années. Aujourd’hui, les deux communes jouissent séparément de la part qui leur a été attribuée.

         La contenance des bruyères et marais de ces deux communes, avant le partage, était d’environ 160 hectares.

         Jadis, les deux paroisses étaient tellement enchevêtrées l’une dans l’autre, qu’il est aujourd’hui impossible d’en reconnaître les anciennes limites ;çà et là, dans le milieu même de Toutainville, il y avait des terres et des masures qui dépendaient de Saint-Sulpice ; il en était de même dans cette paroisse, où l’on voyait des immeubles, totalement enclavés, qui faisaient partie de Toutainville.

         C’est ce qui explique la jouissance indivise de leurs biens communaux, si longtemps contestée.

         L’abbaye de Grestain possédait autrefois un grand nombre de biens à Saint-Sulpice, notamment des prairies, appelées les Grands-Prés, dont le revenu annuel était d’environ 1700 livres.

         L’église de Saint-Sulpice, quoique paraissant assez ancienne, n’offre aucun cachet d’architecture remarquable ; comme la plupart des autres églises, elle a aussi l’honneur d’avoir sa source miraculeuse, dédiée à Saint Sulpice. Les bonnes femmes assurent que l’eau de cette fontaine est propre à guérir les rhumatismes et autres maladies analogues. Il n’y a pas encore bien des années que l’on y portait de tout petit enfants atteints, disait-on, d’épilepsie ou menacés de rachitisme ; il fallait les immerger dans l’eau glacée de cette fontaine pour obtenir leur guérison.

         A gauche de l’église s’élève un if séculaire. Il parît que c’était l’usage , dans le temps, de planter ces arbres funèbres sur la gauche des édifices religieux ; s’il y a des exceptions à cette règle ancienne, elles doivent être bien rares.

         Saint-Sulpice est réuni à Foulbec pour le spirituel.

         Population de Saint-Sulpice-de-Graimbouville : 128 habitants, en 1877.

         Limites : La Rivière de Risle, Toutainville, Saint-Maclou et Foulbec.

         Dépendances : L’Aubinerie, Le Bois d’Aubigny, La Bruyère, Cabeaumont, La Chevalerie, Fine-Mare, Grestain, La Guérande, La Mare-Duquesne, La Rosais, Le Val-Loyer, La Mare (château), L’Eglise et La Chapelle-du-Bois.  

« Recherches sur BEUZEVILLE et son canton » d’E. FOUQUIER.

 

Pâturages, Bovins.

Sentiers pédestres, équitation. Gîte d'enfants.


Circuits pédestres

 



SAINT-SULPICE DE GRIMBOUVILLE: 

"Sentier de la Risle Maritime"

Départ: Église de St Sulpice (parking , café-restaurant) 

ou camping Risle-Seine à Toutainville
Boucle de 12,5 km (3h à pied), balisage jaune



AVIS

La commune de Saint-Sulpice de Grimbouville a décidé de faire réaliser une étude en vue de l’établissement d’un schéma d’aménagement urbain et paysager d’une partie du village de St Sulpice.

 

Pour obtenir le Cahier des Charges et les éléments du dossier, les bureaux d’études intéressés doivent s’adresser à la mairie de Saint-Sulpice :

 

Monsieur le Maire - Mairie - 27210 ST SULPICE DE GRIMBOUVILLE

Tél. : 02.32.41.44.89. - Fax : 02.32.41.41.14.

Email : mairie-stsulpicedegrimbouville@orange.fr

 

Date limite pour l’envoi des réponses : le 19 janvier 2007 à 15h.