Les Communes du Canton de Beuzeville
|
Vannecrocq |
|
Maire : Henri Heutte Adjoints : Philippe Cardon Jean Guest Conseillers municipaux:Jacques Lefort, Jean-Charles Harou, Robert Destin, Mireille Guest, Françoise Lemaître, Chantal Beuzit, Nadège Canivet.
|
Secrétaire : Mme V. Jacques Permanence mairie : Téléphone :02.32.42.48.45 Télécopie : Émail : Nombre d’habitants : 110 Superficie : 493 ha A voir : Église Saint-Denis (XIIème siècle) |
|
VANNECROCQ
Au nord de la commune de Vannecrocq, au triage de la viéville,
on prétend qu’il y avait jadis une ville. L’endroit où elle aurait
été placée se trouve à l’ouest de la voie romaine de Pont-Audemer
à Lisieux. On a découvert, en 1832, des maçonneries entières et des
tuiles à rebords en très-grande quantité. Aujourd’hui encore, les
terres de labour sont parsemées de fragments de tuiles antiques.
L’étymologie du nom de cette
commune ne me paraît pas encore bien établie ; son nom primitif
est : Wanescrot.
Au XIe siècle, les
moines de Préaux avaient déjà des propriétés à Vannecrocq, ainsi
que l’indique la grande charte de Préaux.
Guillaume de Vannecrocq est cité en
1135, comme ayant été l’un des bienfaiteurs de la léproserie de
Saint-Gilles.
En 1227, un autre Guillaume de
Vannecrocq, de Campigny, ne se montra pas moins généreux que ses aïeux
envers le monastère de Préaux.
Lorsque Hugues Fichet de Vannecrocq
se fit moine de Préaux, il donna aussi, à cette abbaye, tout ce
qu’il possédait dans la localité.
Hugo Fichet de Wanescrot veniens ad
ordinem monachicum, antequam acciperet habitum Sancti Benedicti,
astantibus filiis suis, scilicet Hugone et Gervasio, et concedentibus,
donavit Sancto Petro de Pratellis et servitoribus ejus perpetualiter de
omni terra sua de Wanescrot quae sibi reddebat garbam et a modo
redditura erat campartagium duas garbas decime. Nam cantariam habet
presbyter ejusdem ville. Sic etiam donavit decimam de lino, de canva et
de rebus quae decimari possunt, sicut de garbis omnium hominum in
Wanescrot sibi garbam reddentium. Testes Rogerius Harenc, Ricardus del
Val, Ricardus de Bonavilla. Hugo vero, filius ejus, post hec venit
Pratellum et misit super altare et accepit societatem monachorum…..Hec
donavit predictus Hugo pro suo monachatu et loco suo.
Quoique le monastère de Préaux eût,
à cette époque, la plus grande partie des biens et revenus de
Vannecrocq, M. Le Prevost nous apprend qu’en 1233, le patronnage de la
paroisse appartenait à l’évêque de Lisieux :
Omnibus Christi fidelibus praesentes
litteras inspecturis, Vuillermus, divina permissione Lexoviensis
episcopus, salutem. Noverit universitas vestra quod nos dedimus et
concessimus capitulo Lexoviensi duas partes decimarum ecclesie Sancti
Dyonisii de Vanescroc, habendas et tenendas post decessum O. thesaurarii
Lexoviensis, capitulo et clericis de choro…..in festo Assumptionis
Beate Virginis faciendam. Dedimus et concessimus insuper tertiam partem
illius ecclesie presbytero ministranti ad altare Beate Marie in ecclesia
Beati Petri Lexoviensis, et tribus clericis quos in celebratione misse
singulis diebus coadjutores habebit…..Actum anno gratie millesimo
ducentesimo trigesimo tertio, mense novembri.
A une petite distance au sud de l’église,
se trouvait l’ancien chef-lieu du fief de Vannecrocq ; on y
remarque encore des vestiges de mottes d’une très-faible étendue.
Elles indiquent l’emplacement du manoir des premiers seigneurs de
cette commune.
Dans ces derniers temps, la
seigneurie de Vannecrocq appartenait à une branche de la famille Aubry,
représentée, en 1783, par Messire Charles-David Godefroy, chevalier,
seigneur de Senneville, Cressanville, La Potterie, Dauboeuf, Vertot,
Vannecrocq et du Framboisier, l’un des gentilshommes ordinaires de la
chambre du roi, demeurant à Rouen. Il avait pour aïeul maternel Pierre
Aubry, chevalier de Cauverville, vivant en 1694, et François Aubry,
chevalier de Cauverville, en 1742, était son oncle.
Le fief de Vannecrocq relevait de la
seigneurie de Tourville ; les habitants étaient obligés d’aller
moudre leur grain deans cette dernière commune, et d’y battre la
grenouillère.
Vannecrocq n’offre sur son
territoire aucune trace de retranchements, ni aucun indice de combats,
quoique les habitants parlent d’évènements où ils font figurer les
Anglais et les Harcourt.
Pendant la Révolution, les chouans
firent une invasion dans cette commune.
L’église de Vannecrocq, sous le
vocable de Saint-Denis, est insignifiante. On y invoque aussi Saint
Maur, pour obtenir que la mort ne frappe pas trop vite le malade.
Populaton : 283 habitants, en 1877
Limites :
Saint-Symphorien, Epaignes, La Chapelle-Bayvel, Martainville et
Triqueville.
Dépendances :
Le Champ-Brionne, Le Clos-Bourard, La Fontaine-Domin, La Forge, Les
Friquettes, La Houssaie, Le Lieu-Gosse, L’Orme-au-Comte, Les Pluques,
Le Vallet-Eude, La Grande-Ferme, La Lanterne, Le Lieu-Moyaux et Le
Logis. « Recherches sur BEUZEVILLE et son canton »
d’E. FOUQUIER.
|